May 6, 2017 / 10:40 AM / in 3 months

Le vignoble bordelais pourrait perdre 50% de sa récolte par le gel

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Le vignoble de Bordeaux pourrait perdre environ la moitié de sa prochaine récolte après les deux nuits de gel qui ont touché l'ensemble du vignoble à la fin du mois d'avril, a déclaré samedi à Reuters Bernard Farges, président du Syndicat des vins Bordeaux et Bordeaux Supérieur. /Photo prise le 28 avril 2017/Christian Hartmann

BORDEAUX (Reuters) - Le vignoble de Bordeaux pourrait perdre environ la moitié de sa prochaine récolte après les deux nuits de gel qui ont touché l'ensemble du vignoble à la fin du mois d'avril, a déclaré samedi à Reuters Bernard Farges, président du Syndicat des vins Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

     Une réunion de crise s'est tenue vendredi à la Chambre d'agriculture de la Gironde en présence des représentants de la filière, du préfet, des collectivités locales, des assureurs et des banques pour établir un premier état des lieux et étudier toutes les possibilités d'aides, sachant que le gel a également touché le Cognac, les vins de Bergerac, du Lot-et-Garonne, et une partie de la production agricole.

     "Sur le Bordelais, en terme de gel, c'est entre 60 et 70% de surfaces atteintes par le gel, à divers degrés, avec beaucoup de parcelles touchées à 100%", a indiqué Bernard Farges, par ailleurs vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

"On estime que l'impact sera de l'ordre de 50% de perte, à vérifier au moment de la récolte en fonction de la repousse", a-t-il précisé en soulignant la grande disparité des situations, certaines propriétés n'étant atteintes qu'à 15% ou 30%.

L'ensemble de la filière pourrait être affectée par ricochet - négociants, entreprises viticoles, fournisseurs (étiquettes, bouchons, bouteilles...) ou encore les services, comme les transports - car "du vin qui n'est pas produit c'est une partie de l'activité économique qui disparaît", souligne Bernard Farges.

La perte estimée est d'environ un à deux milliards d'euros, pour un recul des volumes de l'ordre de 350 millions de bouteilles.

Claude Canellas, édité par Myriam Rivet

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