May 4, 2017 / 4:12 PM / in 3 months

Les Bourses européennes poursuivent leur hausse, Wall St hésite

4 MINUTES DE LECTURE

Les principales Bourses européennes ont terminé en nette hausse jeudi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,35% à 5.372,42 points, sa meilleure clôture depuis le 14 janvier 2008. Le Dax allemand a pris 0,96%, inscrivant un nouveau record de clôture à 12.647,78 points, et le FTSE à Londres 0,19%. /Photo prise le 4 mai 2017/

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé en nette hausse jeudi, encouragées par de bons résultats et la confiance affichée par de nombreux observateurs dans le scénario d'une victoire d'Emmanuel Macron dimanche au second tour de l'élection présidentielle française.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,35% (71,42 points) à 5.372,42 points, sa meilleure clôture depuis le 14 janvier 2008. Le Dax allemand a pris 0,96%, inscrivant un nouveau record de clôture à 12.647,78 points, et le FTSE à Londres 0,19%.

L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 1,16% et le FTSEurofirst 300 de 0,62% tandis que le Stoxx 600 progressait 0,67% après avoir touché son plus haut niveau depuis août 2015.

Le marché londonien a été freiné par les valeurs minières sur fond de baisse marquée des cours des métaux et du pétrole.

Le Brent, en baisse de plus de 4%, est en effet repassé sous le seuil des 49 dollars le baril et le brut léger sous 46 dollars. L'un et l'autre évoluent au plus bas depuis l'accord du 30 novembre à l'Opep sur la réduction de la production mondiale de brut.

Sur le London Metal Exchange, le cuivre a perdu 1,2%, le nickel 2,4%.

L'indice Stoxx européen du pétrole et du gaz cédait 0,1% en fin de séance et celui des ressources de base 2,3%. ArcelorMittal, plus forte baisse du CAC, a perdu 1,23%.

La baisse du pétrole pèse aussi sur la tendance à Wall Street: au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones perdait 0,12% tandis que le S&P 500 et le Nasdaq, moins exposés aux matières premières, étaient pratiquement inchangés.

Les investisseurs américains attendent le vote du Congrès sur la réforme de l'assurance santé "Obamacare", avant les chiffres mensuels de l'emploi, vendredi.

En Europe, le repli des "commodities" n'a pas totalement occulté une série de bons résultats de sociétés cotées qui ont soutenu la tendance.

Veolia se hisse ainsi en tête du CAC avec un bond de 6,13% après des trimestriels marqués par une accélération du chiffre d'affaires qui semble appelée à se prolonger.

Le numéro un mondial de la bière AB InBev, en tête de l'EuroStoxx 50, a pris quant à lui 5,21% après une croissance plus marquée qu'attendu de son bénéfice sur les trois premiers mois de l'année et l'évocation d'un début de reprise au Brésil, son deuxième marché, après deux ans de crise.

A Londres, HSBC (+2,88%) figure parmi les meilleures performances du FTSE après ses trimestriels, supérieurs au consensus dans les deux cas.

Au chapitre des contre-performances, Société générale a fini sur un gain de 0,62% après avoir passé la majeure partie de la séance dans le rouge, son résultat net du premier trimestre ayant été plombé par une charge exceptionnelle de 963 millions d'euros destinée à solder un litige avec le fonds souverain libyen LIA.

Sur le front macroéconomique, les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d'achats en Europe ont confirmé la bonne orientation de la conjoncture, l'indice PMI composite de la zone euro s'inscrivant au plus haut depuis six ans.

L'euro a profité de ces indicateurs mais surtout de la perspective d'une élection d'Emmanuel Macron à la présidence française dimanche, qui semble s'être encore renforcée après le débat de mercredi soir face à son adversaire du second tour, Marine Le Pen.

En supprimant un risque politique majeur, cette élection pourrait faciliter l'inflexion du discours et/ou de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) au cours des prochains mois.

La monnaie unique, à 1,0940 dollar évolue au plus haut depuis novembre face au billet vert.

Sur le marché obligataire, l'écart de rendements entre les obligations d'Etat françaises et allemandes à dix ans est revenu à moins de 37 points de base, au plus bas depuis six mois.

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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