Gemalto plonge en Bourse après son 3e profit warning en 6 mois

vendredi 28 avril 2017 10h40
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Gemalto chute en Bourse vendredi matin en réaction à son troisième profit warning en six mois à cause de l'accumulation de stocks de cartes bancaires aux Etats-Unis et de l'attentisme des opérateurs télécoms avant l'avènement d'une nouvelle génération de cartes SIM.

Le spécialiste de la sécurité numérique chute de plus de 11% vers 10h25, accusant la plus forte baisse de l'indice Stoxx 600 (-0,15%).

Le groupe précise dans un communiqué anticiper un bénéfice opérationnel compris entre 390 et 450 millions d'euros alors qu'il avait émis le 22 mars un profit warning le prévoyant stable par rapport aux 453 millions d'euros de 2016.

En octobre 2016, Gemalto avait déjà abaissé son estimation de bénéfice opérationnel pour 2017 à 500-520 millions d'euros par rapport à l'objectif initial de 660 millions fixé en 2013.

Le PDG Philippe Vallée, qui a repris les rênes en septembre 2016 au moment de l'échec du rachat du pôle sécurité de Safran par Gemalto, pourtant favori, a dû annoncer vendredi la mise en place de mesures de transition dans l'attente du plan pluriannuel qu'il doit présenter au quatrième trimestre.

Ce plan de transition, qui comprendra des propositions de mobilité interne à ses salariés vers les divisions en croissance, devrait apporter plus de 50 millions d'euros au bénéfice opérationnel en base annuelle, précise le groupe.

"Il est clair que Gemalto traverse une période compliquée", a reconnu Philippe Vallée lors d'une conférence téléphonique, se disant convaincu de la capacité du groupe à naviguer face aux difficultés actuelles.

"Le marché bancaire américain fait des montagnes russes mais les montagnes sont en train de se niveler et la transition technologique ne se fait pas de façon (...) fluide" dans les cartes SIM, a-t-il ajouté.   Suite...

 
Gemalto chute en Bourse vendredi matin en réaction à son troisième profit warning en six mois à cause de l'accumulation de stocks de cartes bancaires aux Etats-Unis et de l'attentisme des opérateurs télécoms avant l'avènement d'une nouvelle génération de cartes SIM. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic