Macron relève le défi lancé par Marine Le Pen à Whirlpool

mercredi 26 avril 2017 17h36
 

AMIENS, Somme (Reuters) - Marine Le Pen a défié mercredi Emmanuel Macron en effectuant une visite surprise sur le site Whirlpool d'Amiens (Somme), au moment où son adversaire rencontrait l'intersyndicale de l'usine en voie de transfert vers la Pologne.

Le candidat d'En Marche ! au second tour de la présidentielle a en réaction décidé de se rendre lui aussi sur le site, où il a reçu un accueil compliqué contrastant avec celui réservé à la dirigeante du Front national, qui a promis qu'avec elle l'usine ne fermerait pas.

Emmanuel Macron, qui avait auparavant qualifié "d'utilisation politique" la venue de Marine Le Pen, a affronté longuement les sifflets et les cris "Marine présidente" avant de parvenir à engager le dialogue pendant une heure et demie avec des salariés lui reprochant de ne pas être venu plus tôt.

"Je ne suis pas en train de vous dire que je suis en train de sauver vos emplois. Parce que personne ne peut le faire dignement", a-t-il dit au milieu d'un groupe de salariés.

"On doit se battre pour qu'il y ait un repreneur", a-t-il ajouté en refusant la fermeture des frontières prônée par Marine Le Pen et qui, selon lui, précipiterait la faillite de nombreuses autres entreprises de la région.

"Il n'y aura pas d'homologation du plan social s'il n'est pas la hauteur", a-t-il toutefois dit en expliquant qu'il y aurait des "conséquences" pour Whirlpool.

Le favori des sondages est reparti en serrant des mains après avoir promis de revenir à Whirlpool pour "rendre compte".

Face aux critiques sur son manque d'implication dans le dossier, l'ancien ministre de l'Economie avait expliqué le 6 avril sur France 2 qu'il ne "monterait pas sur un camion et dire avec moi ça ne fermera pas" en critiquant l'attitude de François Hollande annonçant en 2012 que Florange ne fermerait pas.

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Marine Le Pen s'est rendue mercredi sur le site Whirlpool d'Amiens pour défier son adversaire au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron, lequel a rencontré une délégation de salariés à la chambre des métiers de la ville. /Photo prise le 26 avril 2017/REUTERS/Pascal Rossignol