Pernod maintient le cap malgré le calendrier chinois et l'Inde

jeudi 20 avril 2017 11h33
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Pernod Ricard a fait mieux qu'attendu au troisième trimestre de son exercice décalé malgré les effets négatifs du calendrier du nouvel an chinois et les difficultés de ses whiskies locaux en Inde, son deuxième marché après les Etats-Unis.

A taux de change constants, la croissance du propriétaire de la vodka Absolut, du cognac Martell ou du whisky Jameson est ressortie à 3% entre janvier et mars, après une hausse de 4% au premier semestre, faisant nettement mieux que les 1% attendus par les analystes.

Le groupe, qui signe une croissance organique de près de 4% sur neuf mois et s'approche ainsi de l'objectif de 4%-5% qu'il s'était fixé à moyen terme en juin 2015, a confirmé tabler sur une progression de son résultat opérationnel courant comprise entre 2% et 4% à changes constants pour l'exercice en cours.

Ces chiffres, jugés solides par les analystes, ont été bien accueillis en Bourse où le titre gagne 2,29% à 115,9 euros à 11h26, affichant l'une des meilleures performances de l'indice CAC 40 (+1,07%).

En Inde, où le groupe réalise 10% de son chiffre d'affaires, les ventes ont pâti de la démonétisation intervenue dans le pays et vont être affectées par une nouvelle réglementation sur la vente d'alcool près des grands axes routiers.

Le retrait des billets de 500 et 1.000 roupies a plombé les ventes de whiskies locaux et Pernod Ricard a vu sa croissance dans le pays tomber à 1% sur neuf mois, contre 12% au cours de l'exercice précédent.

Par ailleurs, avec la nouvelle interdiction - entrée en vigueur le 1er avril - de vente d'alcool à moins de 500 mètres des routes nationales, le groupe estime maintenant que ses ventes dans le pays devraient être impactées jusqu'au 1er semestre 2017-2018.

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Pernod Ricard a fait mieux qu'attendu au troisième trimestre de son exercice décalé malgré les effets négatifs du calendrier du nouvel an chinois et les difficultés de ses whiskies locaux en Inde, son deuxième marché après les Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen