Casino ralentit au premier trimestre avec le Brésil mais confirme ses objectifs

mardi 18 avril 2017 09h47
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino a confirmé ses objectifs financiers 2017 malgré une croissance organique ralentie au premier trimestre en raison d'une nette décélération au Brésil.

Les ventes du distributeur ont totalisé 9,32 milliards d'euros, enregistrant une hausse de 11,6% en données publiées, dopée par l'évolution favorable des taux de change.

A change constants, hors essence et effets calendaires, elles ont limité leur progression à 3,1%, après une hausse de 5,1% au quatrième trimestre de 2016.

En France - dont le poids est devenu crucial depuis la cession des très rentables actifs asiatiques pour désendetter le groupe - les ventes ont maintenu leur faible croissance de 0,2% à magasins comparables, dans un environnement concurrentiel toujours difficile.

La dynamique, qui s'est dégradée dans les hypermarchés Géant (les ventes ont baissé de 1,9% avec une baisse à deux chiffres dans le non alimentaire), a été compensée par les solides performances de Monoprix (+2,1%), tirée par la livraison express dans l'alimentaire et par le textile, et par celles de Franprix (+1,4%) qui profite de la rénovation de son parc de magasin passés sous le concept "mandarine".

Au Brésil les ventes de la filiale GPA, numéro un brésilien de la grande distribution, ont vu leur croissance limitée à 5,8% en comparable, après une hausse de 7,9% au 4e trimestre 2016, pénalisée par la baisse de l'inflation alimentaire.

"Nos chiffres confirment notre plan de marche pour réaliser nos objectifs de progression de notre rentabilité", a déclaré Antoine Giscard d'Estaing, directeur financier du groupe, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Le distributeur s'est fixé pour objectif de faire progresser son résultat opérationnel courant (ROC) cette année d'au moins 10%, à changes courants et d'environ 15% en France, dans l'alimentaire seulement.   Suite...

 
Casino a confirmé ses objectifs financiers 2017 malgré une croissance organique ralentie au premier trimestre en raison d'une nette décélération au Brésil. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard