Trump n'accuse plus la Chine de manipulation des changes

jeudi 13 avril 2017 06h42
 

par David Lawder

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a déclaré mercredi que son administration ne qualifierait pas la Chine de manipulateur des taux de changes, prenant ainsi ses distances avec des propos de campagne électorale, tout en disant que le dollar devenait "trop fort" et que cela pouvait à terme nuire à l'économie américaine.

Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, le président des Etats-Unis a ajouté qu'il voudrait voir les taux d'intérêt rester bas.

Un porte-parole du département du Trésor a confirmé que le rapport bi-annuel de ce dernier sur les pratiques en matière de changes des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont la publication est prévue d'ici la fin de la semaine, ne dira pas que la Chine manipule les taux de changes.

Vers 21h45 GMT, sous le coup des déclarations de Donald Trump, le dollar reculait de 0,6% face à un panier de devises internationales.

"Ils (la Chine) ne sont pas des manipulateurs de taux de changes", a dit Donald Trump

Lors de sa campagne électorale pour le scrutin présidentiel, le nouvel occupant de la Maison blanche avait pourtant dit qu'il qualifierait la Chine de manipulateur des taux de changes dès le premier jour de son entrée en fonctions.

Selon le Wall Street Journal, qui paraphrase le président américain, Donald Trump a changé d'avis sur cette question à la fois parce que Pékin n'a pas agi sur le yuan depuis des mois et parce que de qualifier la Chine de manipulateur de taux de changes en ce moment est susceptible de mettre en péril les discussions avec le gouvernement chinois concernant la menace nord-coréenne.

La dernière fois que les Etats-Unis avaient qualifié la Chine de manipulateur de taux de change remonte à 1994.   Suite...

 
Donald Trump a déclaré mercredi que son administration ne qualifierait pas la Chine de manipulateur des taux de changes, prenant ainsi ses distances avec des propos de campagne électorale, tout en disant que le dollar devenait "trop fort" et que cela pouvait à terme nuire à l'économie américaine. /Photo d'archives/REUTERS/Jason Lee