April 10, 2017 / 1:52 PM / 4 months ago

Barclays réprimande son DG dans un dossier de lanceur d'alerte

3 MINUTES DE LECTURE

Les régulateurs britanniques ont ouvert une enquête sur le directeur général de Barclays, Jes Staley (photo), et sur l'établissement lui-même concernant un incident lié à un lanceur d'alerte. L'an dernier, Staley a tenté d'identifier l'auteur d'une lettre traitée par Barclays comme un cas de dénonciation d'un dysfonctionnement. /Photo prise le 8 février 2017/Lucas Jackson

LONDRES (Reuters) - Les régulateurs britanniques, l'Autorité de conduite financière et l'Autorité de réglementation prudentielle ont ouvert une enquête sur le directeur général de Barclays, Jes Staley, et sur l'établissement lui-même concernant un incident lié à un lanceur d'alerte, a annoncé la banque lundi.

L'an dernier, Jes Staley a tenté d'identifier l'auteur d'une lettre traitée par Barclays comme un cas de dénonciation d'un dysfonctionnement.

Barclays dit dans un communiqué avoir réprimandé formellement son directeur général pour cette tentative d'identification et s'être engagé à réduire sa rémunération variable.

La banque entend cependant soutenir le reconduction du mandat de l'américain, en poste depuis 15 mois seulement, lors de l'assemblée générale annuelle prévue le 10 mai.

Les régulateurs examinent également les procédures, les contrôles et la culture d'entreprise de Barclays après cette dénonciation, a ajouté la banque.

Selon une source, le département de services financiers de l'Etat de New York enquête également sur cette affaire. Barclays a dit à Reuters avoir notifié toutes les autorités compétentes aux Etats-Unis.

Le conseil d'administration de Barclays a dit avoir eu connaissance pour la première fois de la tentative de Jes Staley d'identifier l'auteur de la lettre au début de l'année 2017, après que le problème a été soulevé par un employé de la banque.

"Le conseil d'administration a conclu que M. Staley en toute honnêteté, mais à tort, a cru qu'il était permis d'identifier l'auteur de la lettre", a dit la banque.

Le lanceur d'alerte n'a pas été identifié.

"J'ai présenté mes excuses au conseil d'administration de Barclays et j'ai accepté sa conclusion que mes initiatives personnelles dans cette affaire constituaient des erreurs de ma part", a dit pour sa part Jes Staley, un ancien de JP Morgan.

John McFarlane, le président du conseil d'administration de Barclays, s'est également dit désolé pour cette situation "alors que nous nous efforçons de respecter les normes éthiques les plus élevées possible".

Carolyn Cohn et Lawrence White; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison

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