10 avril 2017 / 08:12 / il y a 6 mois

L'Europe prudente, le risque politique pèse à Paris

Les principales Bourses européennes évoluent lundi dans le désordre en début de séance avec de faibles variations, le CAC 40 parisien apparaissant toutefois pénalisé par le risque politique lié aux incertitudes entourant l'élection présidentielle française à deux semaines du premier tour. À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,43% (23,26 points) à 5.113,02 vers 07h35 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,04% et à Londres, le FTSE gagne 0,02%%. /Photo prise le 28 février 2017/REUTERS/Ralph Orlowski

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent lundi dans le désordre en début de séance avec de faibles variations, le CAC 40 parisien apparaissant toutefois pénalisé par le risque politique lié aux incertitudes entourant l‘élection présidentielle française à deux semaines du premier tour.

À Paris, l‘indice CAC 40 cède 0,43% (23,26 points) à 5.113,02 vers 07h35 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,04% et à Londres, le FTSE gagne 0,02%%.

L‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,26%, le FTSEurofirst 300 0,05% et le Stoxx 600 est quasiment inchangé.

La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour les ressources de base (+1,53%) avec notamment, à Londres, une hausse de 5,6% pour le géant minier BHP Billiton.

Les valeurs de l‘énergie (-0,36%) pèsent sur la tendance. A Paris, la plus forte baisse du CAC est pour TechnipFMC (-1,71%).

L‘euro recule légèrement face au dollar, autour de 1,0583, les échéances électorale en Europe, et notamment en France, pesant sur la devise unique. L‘écart de rendement, ou spread, entre l‘OAT française à 10 ans et le Bund allemand de même échéance s‘est creusé lundi à plus de 71 points de base, son niveau le plus élevé depuis début mars.

Selon un sondage Kantar Sofres One Point pour Le Figaro, LCI et RTL publié dimanche, le candidat d‘extrême gauche Jean-Luc Mélenchon passe pour la première fois devant François Fillon dans les intentions de vote pour le premier tour de l‘élection présidentielle qui placent toujours en tête Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

La banque d‘investissement américaine Citigroup a fait savoir lundi que l‘hypothèse qu‘elle jugeait la plus probable pour l‘élection présidentielle en France était désormais une victoire d‘Emmanuel Macron et non plus de François Fillon.

“Nous changeons notre scénario de base pour une victoire de Macron (probabilité de 35%)”, lit-on dans la note de Citi. “Fillon est notre scénario alternatif (30%).”

Au-delà de cette actualité, la prudence domine sur fond de tensions géopolitiques après les frappes américaines de la semaine dernière en Syrie et l‘annonce ce week-end d‘un déplacement d‘un groupe aéronaval américain vers la péninsule coréenne. A Séoul, l‘indice Kospi a reculé de 0,86%.

La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,71%, favorisée par le repli du yen face au dollar, celle de Shanghaï reculant de son côté de 0,5% sur fond de spéculation entourant un projet de création d‘une nouvelle zone économique autour de Pékin.

Sur le marché des changes, le billet vert avance de 0,2% à 111,31 yens et se maintient à un plus haut de trois semaines face à un panier de devises de référence, toujours soutenu par les déclarations, vendredi soir, de l‘influent président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley.

Ce dernier a dit que la réduction par la banque centrale américaine de la taille de son bilan de 4.500 milliards de dollars (4.250 milliards d‘euros) n‘entraînerait qu‘une “petite pause” dans la trajectoire de relèvement des taux directeurs.

Ces propos ont également provoqué un relèvement des rendements obligataires américains et ont permis à Wall Street de terminer vendredi soir quasiment inchangée, en dépit des chiffres de créations d‘emplois aux Etats-Unis au mois de mars ressortis nettement inférieurs aux attentes.

Dans ce contexte, une intervention publique de la présidente de la Fed, Janet Yellen, lors d‘un débat public juste après la fermeture de Wall Street sera très suivie par les marchés.

Les tensions au Moyen-Orient dopent les cours du pétrole, qui évoluent à un plus haut d‘un mois. Le baril de Brent de la mer du Nord se traite à plus de 55 dollars et le baril de brut léger américain au-delà de 52 dollars.

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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