EDF prépare la fermeture de Fessenheim mais sous conditions

jeudi 6 avril 2017 21h26
 

par Cyril Altmeyer et Michel Rose

PARIS (Reuters) - Le conseil d'administration d'EDF a voté jeudi une motion ne permettant qu'une fermeture sous conditions de la centrale nucléaire de Fessenheim, dont François Hollande s'était pourtant engagé à obtenir l'arrêt avant la fin de son mandat.

L'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim ne prendra effet qu'à la mise en service de l'EPR de Flamanville 3 et il faudra que la fermeture de la centrale de Fessenheim soit à ce moment-là nécessaire au respect du plafond légal de production nucléaire fixé à 63,2 GW en France, précise le groupe dans un communiqué.

D'abord promise par François Hollande pour 2016, la mise à l'arrêt définitive des deux réacteurs de 900 mégawatts de Fessenheim est désormais prévue pour fin 2018.

"Sur cette période (2016-2018), le parc évoluera avec la mise en service de Flamanville 3 et la fermeture concomitante de Fessenheim", précise le groupe public d'énergie dans un communiqué.

La ministre de l'Environnement et de l'Energie a immédiatement estimé que "le caractère inéluctable et irréversible du processus de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim [était] acté".

"L'État entérinera juridiquement cette décision dans les prochains jours", a fait savoir Ségolène Royal dans une déclaration diffusée alors que conseil d'administration était toujours réuni.

POUR LA CGT, RIEN N'OBLIGE DE FERMER FESSENHEIM   Suite...

 
Le conseil d'administration d'EDF a voté jeudi une motion ne permettant qu'une fermeture sous conditions de la centrale nucléaire de Fessenheim, dont François Hollande s'était pourtant engagé à obtenir l'arrêt avant la fin de son mandat. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler