L'Etat présente un projet d'accord avec Fincantieri au sujet de STX France

jeudi 6 avril 2017 19h49
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a présenté jeudi un projet d'accord pour la reprise des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) par l'italien Fincantieri, dont il a obtenu qu'il limite sa participation à moins de 50% du capital.

Selon ce projet, présenté par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, le groupe italien reprendrait environ 48% du groupe mis en vente après la faillite de sa maison mère, le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding.

Le groupe public militaire DCNS entrerait au capital à hauteur d'environ 12%, l'Etat français conserverait ses 33% et la fondation privée italienne CR Trieste reprendrait le reliquat.

"Fincantieri présente maintenant un projet industriel ambitieux pour les chantiers. Il sera soumis a la consultation des salariés dans les prochains jours", a déclaré Christophe Sirugue devant la presse.

"Il comporte des engagements relatifs à l'emploi, aux liens des chantiers avec leurs sous-traitants, sur la pérennité du site, sur l'indépendance du bureau d'études et de l'ingénierie et de l'autonomie commerciale de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Un accord de gouvernance, avec l'équilibre du capital, est proposé pour huit ans, et un pacte d'actionnaires, qui octroie à l'Etat français un droit de veto, notamment sur les décisions stratégiques, est prévu sur 20 ans, a-t-il précisé.

L'Etat conserverait par ailleurs son droit de préemption si Fincantieri se dégageait, le droit de préemption actuel restant ouvert tant que la signature entre Fincantieri et les Coréens n'est pas intervenue.

Christophe Sirugue a indiqué que l'Etat était toujours en discussion avec Fincantieri mais que les étapes difficiles avaient été passées.

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Le gouvernement français a finalement écarté la piste d'une nationalisation temporaire des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le groupe italien Fincantieri ayant accepté de ne prendre qu'une majorité relative du capital, indique Le Monde jeudi sur son site internet. "Fincantieri a accepté de ne prendre qu’une majorité relative, de l'ordre de 45% à 49%", indique le quotidien. /Photo prise le 4 janvier 2017/REUTERS/Stéphane Mahé