Unilever pense à ses actionnaires après avoir écarté Kraft

jeudi 6 avril 2017 12h10
 

par Martinne Geller

LONDRES (Reuters) - Unilever a annoncé jeudi un programme de rémunération de ses actionnaires de plusieurs milliards de livres, voulant prouver sa capacité à générer de la croissance en tant qu'entité indépendante après le rejet en février de la proposition de fusion de Kraft Heinz.

Cette annonce intervient au terme d'un examen interne pratiqué par le groupe de produits de grande consommation à la suite de l'OPA hostile de 143 milliards de dollars (134 milliards d'euros) de son concurrent américain.

Unilever a dévoilé un programme de réductions des coûts, la vente de son activité produits à tartiner, dont les ventes déclinent, et un réexamen de sa structure juridique bicéphale.

Unilever a également annoncé un rachat d'actions de cinq milliards d'euros, une première depuis 2008, et une augmentation de 12% du dividende cette année.

Dans les semaines qui avaient suivi l'annonce de la revue interne, certains analystes avaient spéculé sur une scission d'Unilever en deux entités mais les dirigeants ont fait savoir qu'un tel projet n'était pas dans les cartons et ont réaffirmé qu'il y avait une logique à conserver les deux activités.

"Nous devons accélérer nos plans pour générer de la valeur plus rapidement, et c'est ce que les événements de février (le rejet de l'offre de Kraft) nous ont appris", a déclaré le directeur général Paul Polman.

Les dirigeants d'Unilever ont dit qu'ils poursuivaient leur stratégie de croissance régulière des ventes sur le long terme, une stratégie qui a l'aval des investisseurs, au vue de discussions tenues avec les 50 premiers d'entre eux.

Le conglomérat vise toujours une croissance des ventes de 3% à 5% cette année, à l'appui d'un effort commercial de l'ordre de 30 milliards d'euros étalé jusqu'en 2020.   Suite...

 
Unilever a annoncé jeudi qu'il ne produirait plus de pâtes à tartiner et qu'il entendait revoir à la hausse ses objectifs de marge et réexaminer sa structure juridique bicéphale afin de faire la preuve de sa capacité à dégager de la croissance après le rejet en février de la proposition de fusion de Kraft Heinz. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer