6 avril 2017 / 06:12 / dans 5 mois

Taser change de nom et tente une percée dans les logiciels

Taser International devient Axon, le fabricant du pistolet à impulsion électrique utilisé par la police changeant de nom pour marquer son nouvel intérêt pour les logiciels. Le nom Axon est celui de la filiale qui vend à la police des caméras corporelles, des caméras embarquées dans les véhicules de patrouille et le logiciel qui traite leurs enregistrements. /Photo prise le 5 avril 2017/REUTERS/Brendan McDermid

SAN FRANCISCO (Reuters) - Taser International devient Axon, le fabricant du pistolet à impulsion électrique utilisé par la police changeant de nom pour marquer son nouvel intérêt pour les logiciels.

Le nom Axon est celui de la filiale qui vend à la police des caméras corporelles, des caméras embarquées dans les véhicules de patrouille ainsi que le logiciel en ligne Evidence.com, qui traite leurs enregistrements.

Axon propose à la police des caméras corporelles gratuites, ainsi qu‘une année de souscription gratuite à Evidence.com, dans l‘espoir qu‘elle souscrive ensuite des abonnements payants.

L‘action a terminé en baisse de 0,5% à 21,90 dollars après avoir gagné plus de 6% en séance, dans l‘attente d‘un communiqué.

La société américaine tire encore l‘essentiel de ses revenus de ses armes électriques, en l‘espèce 202,6 millions de dollars sur les 268,2 millions réalisés en 2016, et surtout de leurs cartouches de remplacement.

Le nom Taser sera conservé pour les armes, tandis que la marque Axon sera attachée aux caméras et aux logiciels, débarrassée ainsi de la controverse qui entoure les pistolets électriques, a déclaré le directeur général Rick Smith.

Les revenus tirés du logiciel Evidence.com ont quasiment doublé à 11,7 millions de dollars. Il est vendu par abonnements, habituellement de cinq ans, ce qui implique pour Axon une dépense préalable pour démarcher la clientèle, les revenus ne se dégageant ensuite que sur la durée du contrat.

C‘est pourquoi le bénéfice de Taser a fléchi à 17,2 millions de dollars en 2016 contre 19,9 millions l‘année précédente, en dépit d‘une hausse du chiffre d‘affaires.

“Le matériel crée un problème pour la police, en ce qu‘il crée des heures et des heures de données brutes”, commente Steve Dyer, analyste de Craig-Hallum Capital Group.

“Il faut non seulement stocker les données, alors même que ce type de client n‘est pas particulièrement porté sur la high tech, mais encore il faut traiter la preuve numérique avec les mêmes précautions que la preuve physique”.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par

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