5 avril 2017 / 18:11 / il y a 5 mois

Fessenheim: Royal met en garde les administrateurs d'EDF

La ministre de l'Ecologie a déclaré mercredi espérer que le conseil d'administration d'EDF acterait la fermeture de Fessenheim (photo) et mis en garde les administrateurs du groupe contre toute décision contraire qui porterait, selon elle, atteinte aux intérêts de l'électricien. /Photo d'archives/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - La ministre de l'Ecologie a déclaré mercredi espérer que le conseil d'administration d'EDF acterait la fermeture de Fessenheim et mis en garde les administrateurs du groupe contre toute décision contraire qui porterait, selon elle, atteinte aux intérêts de l'électricien.

Priée de dire, sur CNEWS, si la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française serait décidée jeudi, Ségolène Royal a répondu : "Je l'espère. Le conseil d'administration va débattre et normalement, le président d'EDF doit m'adresser la demande de fermeture de Fessenheim comme cela était prévu".

Mais elle a aussitôt "solennellement" mis en garde les administrateurs indépendants d'EDF, qui décideront du sort de Fessenheim avec les représentants des salariés au conseil, et qui n'ont pas caché leurs réticences à propos d'une décision qu'ils jugent anti-économique.

"Ce serait porter atteinte à l'intérêt de l'entreprise que de renoncer à ce qui a été annoncé et de renoncer également à appliquer la loi de transition énergétique, qui plafonne à 63,2 gigawatts le potentiel de production d'énergie nucléaire", a indiqué Ségolène Royal en critiquant "ceux qui mènent des combats d'arrière garde, qui pensent que l'on peut garder les plus anciennes centrales de France".

Pour la ministre, "le processus de fermeture ne doit pas être remis en cause parce que ça déstabiliserait l'entreprise, qui serait obligée de provisionner les investissements pour remettre à niveau la sûreté dans cette centrale et donc serait obligée de détourner des financements qui ont mieux à faire dans les énergies renouvelables et dans l'efficacité énergétique".

"Ce serait un coup porté à EDF si, pour des raisons idéologiques, demain les choses ne se passaient pas correctement et conformément à l'intérêt d'EDF", a-t-elle conclu.

Yann Le Guernigou, édité par Pascale Denis

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