5 avril 2017 / 17:46 / il y a 4 mois

Benetton change encore de patron pour tenter de se relancer

Benetton a annoncé mercredi la nomination d'un nouveau dirigeant afin de relancer la marque de prêt-à-porter, soumise à rude épreuve avec la concurrence du suédois H&M et de l'espagnol Zara. /Photo d'archives/Leonhard Foeger

MILAN (Reuters) - Benetton a annoncé mercredi la nomination d'un nouveau dirigeant afin de relancer la marque de prêt-à-porter, soumise à rude épreuve avec la concurrence du suédois H&M et de l'espagnol Zara.

Tommaso Bruso, nommé "chief operating officer" (COO), succédera à l'administrateur délégué Marco Airoldi, un ex-associé du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) qui avait pris les rênes de Benetton en 2014 et qui démissionne.

Selon une source proche du dossier, Bruso, qui dirige actuellement la filiale américaine de la marque italienne de prêt-à-porter Diesel, remplacera de facto Airoldi pour relancer la marque et le réseau de franchisés.

Avant de rejoindre Diesel, Bruso était le directeur général pour l'Amérique du Nord de Furla, styliste italien spécialisé dans les accessoires et les sacs à main.

Benetton, propriété intégrale de la famille éponyme via la holding Edizione, a vu défiler plus d'une demi-douzaine de patrons au cours des 15 dernières années. Airoldi s'était attaché à revoir la structure de l'entreprise, séparant le patrimoine immobilier du métier de base.

Benetton, qui gère 5.000 boutiques de par le monde, a entamé une restructuration en 2013 dans le but de réduire ses pertes et de reconquérir sa place parmi les grands noms du prêt-à-porter.

Célèbre dans les années 1980 et 1990 pour ses pulls multicolores et ses publicités provocantes, la marque s'est laissée dépasser par des enseignes telles que H&M ou Zara, propriété du groupe espagnol Inditex.

Dans son dernier rapport financier publié, celui de 2015, Benetton fait état d'une baisse du chiffre d'affaires de 1,2% à 1,53 milliard d'euros et d'une perte de 46 millions d'euros.

Gilberto Benetton, le président d'Edizione, avait dit l'an dernier que le groupe ne recherchait pas d'investisseurs et qu'il pourrait revenir en Bourse dans quelques années, après s'être retiré de la cote en 2012.

Elisa Anzolin et Silvia Aloisi, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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