3 avril 2017 / 16:17 / il y a 7 mois

Les Bourses européennes clôturent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, et Wall Street évolue également dans le rouge, pénalisées par le repli des valeurs automobiles et bancaires, les investisseurs n‘ayant guère salué de bons indicateurs d‘activité de part et d‘autre de l‘Atlantique.

Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, et Wall Street évolue également dans le rouge. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,71% à 5.085,91 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,55% et le Dax allemand a cédé 0,45%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,71% à 5.085,91 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,55% et le Dax allemand a cédé 0,45%. L‘indice EuroStoxx 50 a perdu 0,7%, le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,5% et le Stoxx 600 s‘est replié de 0,42%.

A New York, l‘indice Dow Jones perdait 0,44%, à 20.572,81 points à la clôture des marchés européens. Le Standard & Poor’s 500, plus large, reculait de 0,51% et le Nasdaq Composite cédait 0,43%.

La semaine qui débute sera chargée en indicateurs économiques, avec notamment la publication vendredi du rapport mensuel sur l‘emploi aux Etats-Unis. La première rencontre entre le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, en fin de semaine sera aussi suivie avec attention.

Lundi, les indicateurs d‘activité PMI et ISM en zone euro et aux Etats-Unis n‘ont pas suffi à raviver l‘appétit pour le risque des investisseurs. Outre-Atlantique, la croissance de l‘activité du secteur manufacturier a pourtant accéléré plus que prévu en mars, tandis que le rythme d‘activité des entreprises industrielles de la zone euro n‘a jamais été aussi vif depuis près de six ans.

Mais le repli des valeurs bancaires, avec le plongeon de Banco Popular, a pesé d‘emblée sur la tendance en Europe, tandis que la baisse du secteur automobile en fin de séance a définitivement ancré les places boursières dans le rouge.

Les chiffres inférieurs aux attentes des ventes de voitures aux Etats-Unis pour le mois de mars ont entraîné à la baisse les valeurs automobiles, dont l‘indice Stoxx 600 s‘est replié de 0,94%. A Milan, Fiat Chrysler a perdu 5%.

L‘indice sectoriel des banques a pour sa part cédé 1,35%, pénalisé par la chute de 10,44% de Banco Popular. La banque espagnole a fait savoir qu‘elle allait devoir corriger les comptes de plusieurs de ses derniers exercices, dont celui de 2016, et a par la suite annoncé la démission de son directeur général.

A Paris, BNP Paribas (-1,94%), Société générale (-2,6%) et Crédit Agricole (-1,65%) ont accusé les plus forts replis du CAC 40.

Lanterne rouge du SBF 120, Sartorius Stedim a décroché de plus de 7% après des commentaires prudents de la société biopharmaceutique sur ses objectifs 2017. A l‘occasion de l‘annonce de l‘acquisition de la société Umetrics, le groupe a fait part notamment d‘un ralentissement de la demande client en début d‘exercice.

A Londres, Imagination Tech, qui fournit notamment des puces graphiques utilisées dans les iPhone, s‘est écroulé de 61,6% après l‘annonce par Apple qu‘il n‘utiliserait plus les produits de la société britannique dans deux ans au plus tard.

Sur les marchés obligataires, le rendement du Bund allemand à 10 ans a reculé à 0,277%, son plus bas niveau en un mois selon des données Tradeweb. De son côté, le rendement des Treasuries à 10 ans est tombé à un plus bas depuis la fin février, à 2,337%.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut sont repartis à la baisse après leur progression de la semaine dernière. Le prix du baril de Brent recule de 0,7% à 53,15 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) retombe vers les 50 dollars.

Le dollar poursuit quant à lui sa progression de ces derniers jours, en hausse de 0,16% face à un panier de devises de référence. L‘euro est quasi stable face au billet vert, à 1,0652 dollar.

Le mouvement le plus marquant sur le marché des changes a été pour la livre sterling, qui s‘est inscrite en nette baisse après la publication de l‘indice d‘activité PMI montrant un ralentissement de la croissance manufacturière au Royaume-Uni le mois dernier. La devise britannique est retombée à 1,2477 dollar.

Blandine Hénault, édité par Véronique Tison

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