Le président d'Akzo Nobel juge l'offre de PPG "mauvaise"

vendredi 31 mars 2017 21h50
 

AMSTERDAM (Reuters) - Le président d'Akzo Nobel, Antony Burgmans, a de nouveau rejeté vendredi l'offre de son concurrent américain PPG, la qualifiant de "mauvaise offre".

Malgré l'appel de certains de ses actionnaires, dont les plus importants, et d'analystes, le géant des peintures et des revêtements néerlandais a, à ce stade, refusé d'engager des discussions avec PPG.

Dans un entretien au quotidien De Telegraaf, Burgmans a dit que la proposition de PPG était "juste une mauvaise offre" qui "sous-évalue fondamentalement notre entreprise et, plus encore, ne répond à aucun de nos problèmes."

Akzo a dit qu'une fusion aurait des conséquences négatives pour ses salariés et qu'elle risquait de se heurter à des obstacles concurrentiels.

Burgmans a aussi dit que l'offre de PPG pour partie en numéraire mais aussi en titres - qui valorise l'action Akzo à 90,16 euros sur la base du cours actuel de PPG - la rend peu attrayante.

PPG a dit que les suppressions de postes seraient très faibles et que les questions relatives à la concurrence pouvaient être surmontées.

L'action Akzo Nobel a terminé à 77,73 euros vendredi à la Bourse d'Amsterdam, ce qui souligne les doutes des investisseurs sur les chances de succès du groupe américain.

Akzo a dit qu'il préférait rester indépendant et qu'il avait un plan de scission de ses activités chimiques, qui représentent environ un tiers de son chiffre d'affaires et de ses profits. Le groupe prévoit de présenter ce plan le 19 avril.

Des analystes estiment qu'il n'est pas réaliste qu'Akzo puisse espérer parvenir à une valorisation de 90 euros par action en restant indépendant pendant de nombreuses années, même après la scission de sa division chimie.   Suite...

 
Le président d'Akzo Nobel, Antony Burgmans, a de nouveau rejeté vendredi l'offre de son concurrent américain PPG, la qualifiant de "mauvaise offre". Malgré l'appel de certains de ses actionnaires, dont les plus importants, et d'analystes, le géant des peintures et des revêtements néerlandais a, à ce stade, refusé d'engager des discussions avec PPG. /Photo d'archives/REUTERS/Toussaint Kluiters