Longues négociations liées à l'A400M à venir entre Airbus et les Etats

vendredi 31 mars 2017 18h42
 

par Tim Hepher et Andrea Shalal

PARIS/BERLIN (Reuters) - Airbus risque une pénurie de cash et des mois d'incertitudes liées à l'A400M après le refus de ses clients de revoir les pénalités prévues pour les retards de l'avion de transport militaire.

Le groupe européen d'aérospatiale et de défense a demandé de l'aide pour son programme de 20 milliards d'euros qui continue à rencontrer des problèmes techniques, sept ans après avoir obtenu un renflouement de 3,5 milliards d'euros de la part de ses pays de l'Otan.

Le responsable des activités de défense d'Airbus, Dirk Hoke, a rencontré jeudi les pays clients qui ont confirmé les pénalités, selon une source proche des discussions.

Airbus a exposé sa liste d'exigences, parmi lesquelles un meilleur partage des responsabilités sur les moteurs de l'A400M, dont le développement a été émaillé de problèmes.

Mais selon des sources proches du dossier, les réclamations d'Airbus se résument principalement à des inquiétudes sur une pénurie de cash, en particulier de la part de l'Allemagne, premier client du principal programme de défense européen. Cette fois-ci, Airbus ne demande plus d'injection de fonds publics, ajoutent-elles.

Selon certaines sources, l'Allemagne a gelé environ 15% des versements en liquide en vertu de clauses de rétention financière du contrat au motif que certains systèmes de l'A400M ne fonctionnent pas comme prévu.

Les relations déjà épineuses entre Airbus et l'Allemagne pourraient encore se tendre. Berlin détient 11% du capital d'Airbus et est le premier client de l'A400M dont il a commandé 53 exemplaires.

Airbus s'est refusé à tout commentaire sur les discussions.   Suite...

 
Airbus risque une pénurie de cash et des mois d'incertitudes liées à l'A400M après le refus de ses clients de revoir les pénalités prévues pour les retards de l'avion de transport militaire. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol