Faible hausse de la consommation des ménages aux USA en février

vendredi 31 mars 2017 15h03
 

WASHINGTON (Reuters) - Les dépenses de consommation des ménages américains ont à peine augmenté en février, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, alors que l'inflation a atteint son plus haut niveau de presque cinq ans, alimentant les anticipations de nouvelles hausses des taux d'intérêt cette année.

Le département du Commerce a annoncé que les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l'activité économique aux Etats-Unis, ont progressé de 0,1%, la plus faible hausse depuis le mois d'août, après +0,2% en janvier.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 0,2% en février.

Le gouvernement a retardé les remboursements fiscaux cette année, dans un contexte de lutte contre la fraude fiscale.

La faiblesse des dépenses de consommation suggère une croissance de l'économie modérée au premier trimestre. Le PIB américain a crû de 2,1% en rythme annuel au quatrième trimestre 2016 contre +3,5% au troisième.

En dépit de signes d'une croissance modérée, la Réserve fédérale américaine devrait encore relever ses taux, deux fois au moins, cette année.

En février, l'indice des prix à la consommation PCE a augmenté de 0,1%, après une hausse de 0,4% en janvier. Sur 12 mois, cet indice a augmenté de 2,1% en février, sa hausse la plus forte depuis avril 2012, après un gain de 1,9% en janvier.

L'indice PCE de base ou "core PCE", qui exclut les prix de l'énergie et des produits alimentaires, affiche quant à lui une hausse de 0,2% en février, après +0,3% en janvier. Sur un an, il augmente de 1,8%, progression identique à celle de janvier.

La hausse de cet indice, qui est l'indicateur d'inflation privilégié par la Réserve fédérale, reste inférieure à l'objectif de 2% que s'est fixé la Fed.   Suite...

 
Les dépenses de consommation des ménages américains ont à peine augmenté en février, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, alors que l'inflation a atteint son plus haut niveau de presque cinq ans, alimentant les anticipations de nouvelles hausses des taux d'intérêt cette année. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Kelly