L'avion de chasse D551 ressuscité grâce à l'impression 3D

jeudi 30 mars 2017 18h20
 

par Johanna Decorse

TOULOUSE (Reuters) - Le groupe d'ingénierie Assystem s'est associé à un projet de reconstruction de l'avion de chasse D551, un aéronef créé en 1939 qui n'a encore jamais volé, grâce à l'impression 3D.

Né de l'imagination du constructeur français Emile Dewoitine (1892-1979), l'appareil sera exposé en juin au salon du Bourget et devrait entamer sa campagne d'essais début 2018.

Lancé par l'association toulousaine Replic'Air, le projet de faire revivre cet aéronef de la Seconde guerre mondiale a aussi donné lieu à un partenariat avec le motoriste Safran ou encore Mapaéro, fabricant européen de peintures pour l'aéronautique, basé en Ariège. Le groupe Airbus apporte de son côté un « soutien financier et logistique ».

Le groupe d'ingénierie Assystem, qui compte parmi les leaders européens dans le domaine de l’ingénierie aérospatiale et emploie 1.500 personnes à Toulouse, a conçu les pièces (supports systèmes, sous-composants de structure secondaire et systèmes mécaniques) destinées à être produites en impression 3D par Prismadd, société du Tarn-et-Garonne, spécialisée dans la fabrication additive de pièces métalliques pour l'aéronautique.

Les différentes pièces de l'avion en acier, aluminium et titane, dont certaines sont toujours en cours de fabrication, sont assemblées dans les ateliers toulousain et tarnais de Replic'Air.

Le projet, d'un montant de 2,5 millions d'euros, porte sur la fabrication de deux appareils « afin de pouvoir maintenir l'avion en vol à l'année, notamment pour sa participation à des meetings aériens », explique Jérémy Caussade, président de Réplic'Air.

Avec le D551, Emile Dewoitine projetait d'augmenter les performances de son modèle D520, alors en service dans l'armée de l'Air française, tout en divisant par deux le temps de production.

Le biplace, d’une longueur de 8,02 mètres, était censé atteindre une vitesse de 662 km/h. La signature de l'Armistice en juin 1940 a stoppé net le projet.   Suite...

 
Lancé par l'association toulousaine Replic'Air, le projet de faire revivre cet aéronef de la Seconde guerre mondiale a aussi donné lieu à un partenariat avec le motoriste Safran ou encore Mapaéro, fabricant européen de peintures pour l'aéronautique, basé en Ariège. Le groupe Airbus apporte de son côté un « soutien financier et logistique ». /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen