La BPI soutient la stratégie de PSA, maintiendra sa participation

jeudi 30 mars 2017 15h07
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Bpifrance, qui va récupérer la part de l'Etat dans le groupe PSA, n'entend pas pour le moment s'alléger au capital du constructeur automobile français dont la banque publique soutient la stratégie, et en particulier le rachat d'Opel, a déclaré jeudi lors d'un entretien accordé à Reuters le directeur général de Bpifrance.

La banque publique assure dans le même temps que le rachat des 12,7% dans PSA n'obère pas ses capacités d'investissements et indique en outre qu'elle n'a pas vocation à reprendre la participation de près de 20% de l'Etat français au capital de Renault.

L'Etat a annoncé lundi le transfert de ses 12,7% du capital et de ses 18,5% de droits de vote de PSA pour 1,92 milliard d'euros. Ce transfert sera effectif après l'assemblée générale du constructeur automobile prévue le 10 mai prochain.

L'Etat français et le conglomérat chinois Dongfeng Motors étaient entrés au capital lors du sauvetage de PSA en 2014 à parité avec la famille Peugeot, fondatrice du groupe. Cette participation était depuis cette date détenue par l'Agence des participations de l'Etat (APE).

"A l'époque, il s'agissait d'une transaction d'Etat à Etat entre la France et la Chine. Mais la logique était que cette participation puisse être gérée dans la durée par Bpifrance. On s'y attendait", souligne Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.

"Cette transaction conforte par ailleurs notre très forte présence dans le secteur de l'automobile française", poursuit le dirigeant, ajoutant qu'il n'est toutefois "absolument pas question" pour la banque de reprendre la part de l'Etat dans Renault.

Bpifrance explique qu'elle va financer le rachat des 12,7% dans PSA avec sa trésorerie, qui s'élève à 3,3 milliards d'euros.

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Bpifrance, qui va récupérer la part de l'Etat dans le groupe PSA, n'entend pas pour le moment s'alléger au capital du constructeur automobile français dont la banque publique soutient la stratégie, et en particulier le rachat d'Opel, a déclaré jeudi lors d'un entretien accordé à Reuters le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq. /Photo prise le 31 janvier 2017/REUTERS/Philippe Wojazer