March 30, 2017 / 5:27 AM / in 4 months

Sandro, Maje, Claudie Pierlot boucle 2016 en forte hausse

4 MINUTES DE LECTURE

Le groupe de prêt-à-porter Sandro, Maje, Claudie Pierlot (SMCP), a poursuivi sa marche en avant en 2016 et signé des résultats en forte hausse, porté par l'expansion internationale de son réseau et une solide croissance à magasins comparables. /Photo prise le 29 mars 2017/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le groupe de prêt-à-porter Sandro, Maje, Claudie Pierlot (SMCP), a poursuivi sa marche en avant en 2016 et signé des résultats en forte hausse, porté par l'expansion internationale de son réseau et une solide croissance à magasins comparables.

Racheté il y a près d'un an par le conglomérat chinois Shandong Ruyi, SMCP a vu ses ventes grimper de 16,4% à 786 millions d'euros l'an dernier et de 7,1% à magasins comparables.

"Nous avons réalisé une très belle année, avec des ventes en données comparables qui progressent encore fortement", a déclaré à Reuters Daniel Lalonde, président de SMCP, évoquant le succès de collections "tendances et de qualité".

Les ventes avaient augmenté de 11% en comparable en 2015.

En France, où il réalise aujourd'hui moins de la moitié de son chiffres d'affaires (46%), SMCP est parvenu à signer une croissance de 9% en données publiées, pour un réseau quasiment stabilisé de 450 magasins, dans un marché français de la mode qui a accusé un nouveau recul de 2,6%.

Les marques Sandro et Maje pèsent chacune pour environ 40% des ventes, Claudie Pierlot et Sandro Homme pour 10% chacune.

SMCP, qui a presque doublé de taille en trois ans, ambitionne de devenir un leader mondial du luxe dit "accessible" grâce notamment à son développement en Asie où il mise sur l'essor des classes moyennes chinoises.

Avec seulement 70 magasins en Chine, il dispose encore d'un important potentiel de développement dans un pays où, de surcroît, la productivité par magasin se révèle très élevée.

"Nos marques incarnent un chic parisien, désirable et accessible qui séduit la clientèle chinoise", a précisé Daniel Lalonde.

Les performances de SMCP contrastent avec les difficultés de certaines marques du luxe accessible comme l'américaine Michael Kors, dont les ventes souffrent aux Etats-Unis d'une intense activité promotionnelle.

Potentiel en Chine Et en Italie

Après avoir ouvert 105 points de ventes en 2016, le groupe entend poursuivre ses ouvertures, à moyen terme, au rythme de 100 à 125 nouveaux magasins par an.

Outre la "grande" Chine (comprenant Hong Kong et Macao), SMCP entend aussi faire porter l'effort en Italie, où il dispose de seulement 18 magasins, ainsi qu'en Allemagne et en Espagne.

Il mise aussi sur la montée en puissance du e-commerce, qui a atteint 10% des ventes en 2016 (contre 6,2% en 2015) - avec notamment l'ouverture de sites de Sandro et Maje sur la plate-forme chinoise TMall - et sur le développement de l'omnicanal (clic & collect et store-to-web, permettant de retirer des commandes dans les magasins et de recevoir chez soi des produits réservés dans les magasins).

Il table également sur une accélération dans les accessoires, qui comptent pour 8% des ventes, grâce notamment aux lignes de sacs lancées en 2016.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a quant à lui grimpé de 22% à 130 millions d'euros, pour une marge de 16,5%.

Pour réussir, SMCP adopte les codes du luxe (magasins soignés, boutiques proches des grandes marques) et des méthodes de production inspirées des géants de la grande diffusion comme Zara ou H&M, avec des cycles courts de développement de produits.

Edité par Jean-Michel Bélot

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