Rebond des profits à la Caisse des dépôts, Lemas veut rester

jeudi 30 mars 2017 08h36
 

PARIS (Reuters) - La Caisse des dépôts a annoncé jeudi un résultat net part du groupe en hausse d'environ 30% en 2016, un rebond qui s'inscrit après les dépréciations d'actifs subies l'année précédente par certaines de ses filiales, comme le groupe immobilier Icade.

Le bénéfice s'élève à 1,783 milliard d'euros contre 1,371 milliard en 2015, un résultat "marqué par le niveau de performance élevé des filiales et participations stratégiques dont la contribution au résultat du groupe progresse de 42%", commente le bras armé financier de l'Etat dans un communiqué.

CNP Assurance, Bpifrance ou encore La Poste ont contribué au regain des comptes via des contributions au résultat en forte hausse.

Le résultat récurrent de la Caisse des dépôts, qui s'entend hors éléments exceptionnels, comme les cessions ou les dépréciations d'actifs, progresse de manière plus mesurée de 3% à 1,564 milliard d'euros.

L'année 2016 a été marquée par de nombreuses décisions stratégiques pour la CDC, qui a notamment cédé une participation de 4% dans Veolia Environnement ou validé le rachat de 49,9% du capital du gestionnaire du réseau français de transport d'électricité RTE.

"JE SOUHAITE CONTINUER", DIT LEMAS

D'autres opérations d'ampleur ont eu lieu, comme la vente des parts de la CDC dans l'opérateur autoroutier Sanef et dans le groupe de villages de vacances Belembra, ou la montée à 70% dans le capital de Transdev, spécialiste de la gestion des transports publics.

"La Caisse des dépôts doit être un groupe et non un simple conglomérat de participations stratégiques", a commenté le directeur général Pierre-René Lemas, expliquant avoir conduit "un mouvement de respiration" des actifs avec le but de faire gagner le groupe en cohérence avec ses missions de soutien aux politiques publiques.   Suite...

 
La Caisse des dépôts a annoncé jeudi un résultat net part du groupe en hausse d'environ 30% en 2016, un rebond qui s'inscrit après les dépréciations d'actifs subies l'année précédente par certaines de ses filiales, comme le groupe immobilier Icade. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé