Les banques de la City, flegmatiques avant le lancement du Brexit

mardi 28 mars 2017 18h35
 

par Anjuli Davies

LONDRES (Reuters) - Les banques implantées en Grande-Bretagne se préparent avec prudence à la perspective du Brexit, élaborant des plans d'urgence en deux temps, pour éviter de perdre des collaborateurs en les inquiétant inutilement sur l'éventualité de relocalisations massives d'emplois ailleurs en Europe.

Le Première ministre britannique, Theresa May, doit officiellement invoquer l'article 50 du traité de Lisbonne mercredi, ce qui déclenchera une période de deux ans de négociations sur les conditions du divorce entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne.

Les banques d'investissements de la City vont elles aussi commencer à prendre des mesures concrètes afin de s'assurer qu'après le 29 mars 2019 elles resteront en mesure de fournir leurs services à leurs clients en Europe, même si elles se trouvent privées du "passeport européen" qui leur assure actuellement l'accès l'ensemble du marché unique.

"Tout le monde est prêt pour un scénario de rupture, qui signifie que vous devez plus ou moins disposer dans un délai très court, de gens sur le terrain pour être sûr d'être parés quoi qu'il arrive", a dit Hubertus Väth, qui dirige Frankfurt Main Finance, l'organisme de promotion de la place financière de Francfort.

Dans cette première phase, le nombre de personnes concernées est assez faible puisqu'il s'agit de s'assurer que les agréments, les infrastructures et la technologie nécessaires sont en place. Mais la phase suivante implique une réflexion à plus long terme sur l'organisation des activités en Europe, ce qui peut impliquer des déplacements de personnel beaucoup plus importants.

"Nous anticipons un éparpillement à très court terme d'un petit nombre de personnes... dans les prochains mois", a dit Väth.

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Les banques implantées en Grande-Bretagne se préparent avec prudence à la perspective du Brexit, élaborant des plans d'urgence en deux temps, pour éviter de perdre des collaborateurs en les inquiétant inutilement sur l'éventualité de relocalisations massives d'emplois ailleurs en Europe. /Photo prise le 25 mars 2017/REUTERS/Peter Nicholls