27 mars 2017 / 11:18 / dans 7 mois

Le constructeur russe Avtovaz envisage un retrait de la cote

Avtovaz, le premier constructeur automobile russe contrôlé par l'alliance Renault-Nissan, envisage un retrait de la Bourse de Moscou une fois menée à bien une émissions d'actions nouvelles prévue en cours d'année. /Photo d'archives/REUTERS/Gleb Stolyarov

MOSCOU/PARIS (Reuters) - Avtovaz, le premier constructeur automobile russe contrôlé par l‘alliance Renault-Nissan, envisage un retrait de la Bourse de Moscou une fois menée à bien une émissions d‘actions nouvelles prévue en cours d‘année, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier.

Un tel retrait permettrait au propriétaire de la marque Lada, déficitaire et affaibli par la chute du marché automobile russe, d‘économiser les coûts liés au maintien de sa cotation et à l‘obligation de publication de résultats financiers.

Le groupe, qui a souffert ces dernières années de la chute du marché automobile russe, divisé par deux depuis 2012, a perdu 44,8 milliards de roubles (720 millions d‘euros) en 2016 après une perte record de 73,9 milliards de roubles un an plus tôt.

Les deux sources, qui ont requis l‘anonymat, ont précisé que l‘entrée, à hauteur de 24,1%, de la banque d‘investissement russe Renaissance Capital, au tour de table d‘Avtovaz à la toute fin de 2016 s‘inscrivait dans la perspective d‘un projet de retrait de la cote.

Ces sources, l‘une proche de la direction d‘Avtovaz et l‘autre informée par des actionnaires de premier plan, se sont refusées à toute autre précision sur le rôle joué par Renaissance dans le dossier ou sur les motivations du projet de retrait de la cote.

La personne informée par les actionnaires a dit que ce retrait était envisagé depuis au moins fin 2016.

Avtovaz, Renaissance Capital et Rostec ont refusé de commenter ces informations.

UN FLOTTANT DE 10% SEULEMENT

“Ce sujet n‘est pas d‘actualité, l‘actualité pour le moment, c‘est la poursuite de la restructuration du capital d‘Avtovaz”, a dit pour sa part une porte-parole de Renault.

Pour Vladimir Bespalov, analyste de la banque VTB, “ils n‘ont aucune intention d‘être une société cotée”.

“Le marché boursier n‘est pour eux pas un moyen de lever des capitaux à ce stade”, a-t-il ajouté en précisant que le flottant d‘Avtovaz avoisinait 10%.

“Assurer la cotation implique aussi certains coûts et ressources supplémentaires, y compris en terme de management (...) Si la situation actuelle permet un rachat des minoritaires et un retrait de la cote, pourquoi attendre plus longtemps ?”

Le projet de recapitalisation d‘Avtovaz prévoit de proposer aux investisseurs 9,25 milliards d‘actions au prix unitaire de 10,3 roubles au cours de l‘émission de titres prévue cette année.

Alliance Rostec BV (ARBV), la holding réunissant Renault, Nissan et le conglomérat russe Rostec, est vu comme un acquéreur potentiel de ces titres.

La source proche de la direction d‘Avtovaz a déclaré que Renaissance Capital ne prendrait pas part à l‘opération, qui devrait donc diluer sa participation. La banque cédera ensuite ses parts à ARBV, qui détiendra alors plus de 95% du capital et sera donc contraint de lancer une offre de retrait.

A la Bourse de Moscou, le titre Avtovaz était stable à 10,20 roubles en fin de séance.

avec Jack Stubbs à Moscou; Benoit Van Overstraeten et Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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