Le déficit public poursuit sa lente décrue

vendredi 24 mars 2017 14h38
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Le déficit public de la France a été ramené à 3,4% du produit intérieur brut en 2016, poursuivant sa décrue à un rythme aussi laborieux que les années précédentes, selon les données initiales publiées vendredi par l'Insee.

L'objectif de 3,3% visé par le gouvernement - pourtant jugé "modeste" en cours d'année par le Haut Conseil des finances publiques - a été manqué de peu du fait de la faiblesse de la croissance, qui a pesé sur les recettes, et d'une révision à la hausse, à 3,6% (3,5% auparavant) de la marque de 2015.

L'Insee a confirmé parallèlement que la croissance de l'économie française avait été limitée à 1,1% l'an passé, là où le gouvernement escomptait 1,5% dans un premier temps avant de ramener sa prévision à 1,4%.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a souligné que le déficit de la France se situait exactement au niveau des attentes de la Commission européenne, à laquelle Paris a promis de le ramener sous 3% du PIB cette année.

"Pour la troisième année consécutive, la France respecte ses engagements européens puisque le déficit 2016 atteint la cible recommandée" par l'exécutif européen, a-t-il dit devant la presse.

"Nos engagements européens seront tout autant respectés cette année puisque toutes les conditions sont réunies pour que, en 2017, le déficit public revienne sous les 3%", a-t-il ajouté.

Le programme de stabilité annuel, présenté le 12 avril, devrait confirmer cette trajectoire qui doit ramener la France, seul pays de la zone euro qui s'en écarte encore avec l'Espagne, dans les clous du pacte de stabilité européen s'agissant de son niveau de déficit.

Mais il restera à la faire confirmer par le prochain président de la République et son gouvernement.   Suite...

 
Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a souligné que le déficit de la France se situait exactement au niveau des attentes de la Commission européenne, à laquelle Paris a promis de le ramener sous 3% du PIB cette année. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen