March 24, 2017 / 9:16 AM / 4 months ago

Prudence sur les Bourses européennes, l'euro grimpe

4 MINUTES DE LECTURE

Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse vendredi peu après l'ouverture, et sans tendance claire, les investisseurs restant dans l'expectative du vote de la Chambre des représentants sur la réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis, le premier grand test législatif pour le président américain Donald Trump. À Paris, l'indice CAC 40 n'a que peu réagi et recule de 0,35% à 5.015,53 points vers 08h47 GMT. A Londres, le FTSE cède 0,04%. Le Dax évolue autour de l'équilibre. /Photo d'archives/John Schults

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse vendredi peu après l'ouverture, et sans tendance claire, les investisseurs restant dans l'expectative du vote de la Chambre des représentants sur la réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis, le premier grand test législatif pour le président américain Donald Trump.

Les opérateurs de marché seront par ailleurs attentifs à la publication à 09h00 GMT des estimations flash des indicateurs d'activité PMI en zone euro pour le mois de mars. En Allemagne et en France, les indices PMI composite sont ressortis meilleurs que prévu ce mois-ci, à des pics de 70 mois.

Ces chiffres ont provoqué un vif rebond de l'euro au-dessus du seuil de 1,08. Le Dax a également effacé ses pertes après la publication du PMI allemand et évolue depuis autour de l'équilibre.

À Paris, l'indice CAC 40 n'a que peu réagi et recule de 0,35% à 5.015,53 points vers 08h47 GMT. A Londres, le FTSE cède 0,04%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,31%, le FTSEurofirst 300 abandonne 0,25% et le Stoxx 600 recule de 0,24%.

Donald Trump n'a pas réussi jeudi à convaincre suffisamment de républicains d'engager le détricotage de l'Obamacare, contraignant la Chambre des représentants à différer son vote. Le président américain a posé un ultimatum aux membres de son propre parti républicain et a prévenu que l'Obamacare resterait en place si la nouvelle législation n'est pas adoptée vendredi.

Le report du vote a pesé sur Wall Street jeudi soir, où le S&P 500 a cédé 0,11%. Un échec de Trump dès son premier test au Congrès mettrait en doute sa capacité à faire adopter d'autres pans de son programme économique comme la réforme fiscale ou les investissements dans les infrastructures.

Par ailleurs, plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine - Charles Evans de la Fed de Chicago, James Bullard de la Fed de Saint Louis et William Dudley de la Fed de New York - doivent s'exprimer dans la journée selon plusieurs opérateurs de marché. "Dans un jour comme aujourd'hui, il y a habituellement une plus grande volatilité pour le dollar et pour les marchés, en particulier quand les avis (des membres de la Fed) divergent", observe Naeem Aslam, chez Think Markets.

Aux valeurs en Europe, Merck gagne plus de 2% alors que l'autorité sanitaire américaine, la FDA, a autorisé jeudi la mise sur le marché du Bavencio (avelumab), un traitement du laboratoire allemand et de Pfizer contre le carcinome à cellules de Merkel, un type rare de cancer de la peau.

Le britannique Smiths Group bondit de 4,5% après l'annonce d'une hausse de ses résultats au premier semestre de son exercice décalé grâce aux performances de sa division de détection après le rachat de la société Morpho à Safran l'an dernier.

A l'inverse, Bolloré chute de plus de 3%, accusant le plus fort repli du SBF 120 et du FTSEurofirst 300, après la publication de résultats annuels en baisse. Le groupe diversifié a aussi annoncé un projet de rachat des minoritaires de sa filiale Blue Solutions au prix de 17,00 euros par action, contre un cours de clôture jeudi soir de 9,70 euros. L'action Blue Solutions s'envole de 73,6% vendredi dans les premiers échanges.

Sur les marchés pétroliers, les prix sont repartis un peu de l'avant, après des déclarations à Reuters du ministre saoudien de l'Energie qui a indiqué que les exportations de pétrole de l'Arabie saoudite vers les Etats-Unis devraient avoir baissé en mars par rapport à février. Le baril de brut léger américain évolue toutefois toujours sous les 48 dollars.

Blandine Hénault, édité par

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