PPG fait la promotion de son offre sur Akzo Nobel à Amsterdam

jeudi 23 mars 2017 17h53
 

par Toby Sterling

AMSTERDAM (Reuters) - Les dirigeants du fabricant américain de peintures PPG se sont rendus jeudi à Amsterdam pour tenter de faire pression sur Akzo Nobel afin que le groupe néerlandais accepte d'engager des discussions malgré son rejet la veille d'une offre améliorée de rachat de 22,7 milliards d'euros.

Le directeur général de PPG, Michael McGarry, a exprimé l'espoir de pouvoir rencontrer "les parties prenantes", dont la presse locale, les actionnaires, les responsables politiques, les employés d'Akzo et les membres de ses conseil d'administration et comité de direction, si elles sont d'accord.

"J'ai proposé de venir à n'importe quelle heure, n'importe quand et n'importe où", a-t-il dit à la presse devant une usine PPG dans la banlieue industrielle d'Amsterdam.

La pression des investisseurs pour accorder à PPG au moins une chance, en ouvrant les discussions, va croissante.

"Bien que l'offre actuelle (...) soit insuffisante, nous croyons qu'elle est à un niveau où la direction devrait maintenant engager des discussions avec PPG", a déclaré l'actionnaire principal d'Akzo, Causeway Capital, détenteur d'une participation de 6,8%, dans une lettre adressée jeudi au conseil d'administration et au comité de direction du groupe néerlandais.

Michael McGarry, de son côté, a dit ne pas prévoir pour le moment une offre encore améliorée ou hostile sur Akzo Nobel, dans l'espoir que les actionnaires de sa cible vont amener ses dirigeants à changer d'avis.

En Bourse, l'action Akzo Nobel a fini jeudi sur un gain de 2,85% à 77,94 euros. La nouvelle offre en actions et en numéraire de PPG valorise Akzo Nobel à 90 euros par action.

Dans un entretien accordé à Reuters mercredi, le directeur général d'Akzo Nobel, Ton Büchner, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer Michael McGarry, ni de s'entretenir avec lui.   Suite...

 
Les dirigeants du fabricant américain de peintures PPG se sont rendus jeudi à Amsterdam pour tenter de faire pression sur Akzo Nobel afin que le groupe néerlandais accepte d'engager des discussions malgré son rejet la veille d'une offre améliorée de rachat de 22,7 milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Toussaint Kluiters