Bilan mitigé de la Cour des comptes sur SFIL (ex-Dexia)

mardi 21 mars 2017 17h34
 

PARIS (Reuters) - La Cour des comptes dresse un constat nuancé des débuts de la banque publique française SFIL, issue du démantèlement de l'établissement franco-belge Dexia, et souligne que le redressement naissant de ses résultats devra passer par une réduction de ses coûts.

Dans un rapport rendu public mardi, la Cour relève que si les missions confiées à cette nouvelle structure par le plan de sauvetage de Dexia validé par la Commission européenne fin décembre 2012 "ont été globalement remplies", cela a été fait avec "des décalages temporels et financiers importants et avec un succès inégal."

Elle souligne cependant que ces retards s'expliquent en partie par les délais de mise en place de l'encadrement législatif nécessaire.

L'activité de refinancement du secteur public - en partenariat avec La Banque Postale - se situe ainsi désormais autour de cinq milliards d'euros, alors que ce niveau aurait dû être atteint dès 2014.

De même, la fin de la mission de désensibilisation des emprunts à risque des collectivités locales "est désormais envisageable à la fin de 2017", soit avec deux ans de retard, note la Cour en précisant que "l'encours sensible est encore estimé, pour fin 2016, à 2,9 milliards d'euros environ, contre 8,5 milliards d'euros initialement dévolus à SFIL."

AMORCE DE REDRESSEMENT

La Cour salue en revanche les résultats de la Caisse française de financement local (Caffil), ancienne société de crédit foncier du groupe Dexia et filiale à 100% de SFIL, qui a réussi à se financer sur les marchés financiers en préservant la crédibilité du modèle français de société de crédit foncier.

Elle met cependant un bémol à ce "succès" qui "repose sur un soutien en liquidité apporté par la CDC, d'une pérennité incertaine". D'autant plus que cet apport en liquidité constitue pour la Caisse des dépôts "une contrainte importante qui se monte encore à huit milliards d'euros à fin 2015".   Suite...