17 mars 2017 / 13:39 / dans 6 mois

Airbus dit que l'enquête du PNF prouve son respect des règles

Tom Enders, président exécutif d'Airbus, a dit vendredi qu'il n'était pas surpris par la décision française de lancer une enquête pour corruption présumée lors de ventes d'avions, rappelant que le groupe avait lui-même déclaré les irrégularités. /Photo d'archives/REUTERS/Hannah McKay

NEW DELHI (Reuters) - Tom Enders, président exécutif d‘Airbus, a dit vendredi qu‘il n‘était pas surpris par la décision française de lancer une enquête pour corruption présumée lors de ventes d‘avions, rappelant que le groupe avait lui-même déclaré les irrégularités.

L‘action du premier groupe européen d‘aérospatiale cédait 0,68% vers 13h57 à Paris, à contre-tendance du CAC 40, au lendemain de l‘annonce d‘une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF), en coopération avec celle déjà menée au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption.

“Ce n‘est pas un problème nouveau. C‘est le résultat de notre propre déclaration sur la base d‘observations faites sur des irrégularités concernant nos partenaires commerciaux”, a déclaré Tom Enders à des journalistes lors de l‘inauguration d‘un centre de formation des pilotes en Inde.

“Nous avons découvert cela et, sans surprise, ils ont décidé d‘ouvrir une enquête. Nous avons des enquêtes internes très intensives concernant ce sujet, ce qui montre que le respect des règles fonctionne vraiment bien au sein d‘Airbus”.

La décision des enquêteurs français et britanniques de coordonner leurs enquêtes est inhabituelle.

Le SFO, chargé outre-Manche de la lutte contre les délits et crimes économiques, a ouvert à l‘été 2016 une enquête au Royaume-Uni sur des soupçons d‘irrégularités concernant le recours à des consultants pour la vente à l‘export d‘avions civil.

Cette enquête du SFO porte sur des allégations de fraude, de pots-de-vin et de corruption dans le secteur de l‘aviation civile d‘Airbus liées à des irrégularités concernant des consultants tiers.

Depuis la révélation de ces soupçons de corruption, l‘Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont décidé de suspendre les crédits à l‘exportation accordés à Airbus.

Aditi Shah et Tim Hepher, avec Cyril Altmeyer à Paris, édité par Matthieu Protard

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