La croissance française devrait revenir au niveau de la zone euro

jeudi 16 mars 2017 18h14
 

PARIS (Reuters) - L'économie française, qui a retrouvé un peu d'élan fin 2016, devrait rester relativement solide au premier semestre malgré un ralentissement de son principal moteur, la consommation des ménages, prédit l'Insee.

Dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l'institut voit même la France retrouver un rythme de croissance comparable à celui de ses voisins après trois années passées à la traîne de la zone euro.

Il confirme tabler sur une croissance de 0,3% du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre mais a relevé à +0,5%, contre +0,4% précédemment, sa prévision pour le deuxième trimestre.

Cette révision fait "écho au vent d'optimisme qui souffle sur l'économie mondiale", a souligné Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle de l'Insee.

A ce rythme, l'acquis de croissance pour l'année 2017, c'est-à-dire l'évolution du PIB si l'activité stagnait complètement au deuxième semestre, s'établirait à 1,1% au 30 juin (contre 1,0% prévu en décembre), soit l'équivalent de la croissance obtenue sur l'ensemble de l'année 2016.

"Ces prévisions démontrent que la reprise observée depuis 2015 en France est solide et elles confirment que l'hypothèse du gouvernement d'une croissance de 1,5% en 2017 est sérieuse", a estimé le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin dans un communiqué.

Dans ce contexte, l'emploi devrait continuer de progresser sur la lancée de son net rebond de 2016, à un rythme cependant un peu freiné par un ralentissement de l'intérim et l'atténuation de l'"enrichissement de la croissance en emplois" lié aux mesures successives mises en oeuvre par le gouvernement (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, CICE), pacte de responsabilité et prime à l'embauche dans les PME.)

L'Insee attend ainsi 93.000 créations nettes de postes au premier semestre, après en avoir recensé 118.000 au cours de la deuxième moitié de 2016.

En parallèle, le taux de chômage au sens du BIT reviendrait à 9,5% en métropole mi-2017, contre 9,7% fin 2016.   Suite...

 
L'économie française, qui a retrouvé un peu d'élan fin 2016, devrait rester relativement solide au premier semestre malgré un ralentissement de son principal moteur, la consommation des ménages, prédit l'Insee. Dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l'institut voit même la France retrouver un rythme de croissance comparable à celui de ses voisins après trois années passées à la traîne de la zone euro. /Photo prise le 16 janvier 2017/REUTERS/Eric Gaillard