La Bank of England vote le statu quo, mais pas à l'unanimité

jeudi 16 mars 2017 17h42
 

par William Schomberg et Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais contrairement à ce qui était attendu, ce vote n'a pas été unanime pour la première fois depuis juillet, signe que les divisions pourraient s'accentuer.

Huit des neuf membres du comité de politique monétaire (MPC) de l'institution ont voté le maintien du taux directeur à 0,25%, son plus bas niveau historique; Kristin Forbes, qui quittera la banque centrale en juin, s'est prononcée pour un relèvement à 0,5%.

Il y a eu en revanche unanimité pour ne pas modifier le programme d'achats d'obligations d'Etat et d'entreprises, comme s'y attendaient les économistes interrogés par Reuters.

Kristin Forbes, qui reprendra sa carrière universitaire aux Etats-Unis après son départ de la BoE, avait déjà laissé entendre qu'elle commençait à être en désaccord avec le maintien des taux à leur plus bas niveau historique.

Dans un communiqué, la Banque d'Angleterre ajoute qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que d'autres membres du MPC suivent le même chemin que Kristin Forbes.

"Certains membres ont noté qu'il ne leur faudrait que quelques données positives supplémentaires en matière de perspectives d'activité ou d'inflation pour les amener à envisager qu'une politique monétaire moins accommodante puisse être justifiée dans l'immédiat", précise la BoE.

La livre sterling a gagné un demi-point de pourcentage face au dollar après ces annonces et a atteint son plus haut niveau depuis deux semaines tandis que le prix des obligations souveraines britanniques ont baissé face au risque que d'autres membres du MPC vote bientôt en faveur d'une hausse de taux.

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La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais contrairement à ce qui était attendu, ce vote n'a pas été unanime pour la première fois depuis juillet, signe que les divisions pourraient s'accentuer. /Photo prise le 14 février 2017/REUTERS/Hannah McKay