La nouvelle DG de GSK gagnera 25% de moins que son prédécesseur

mercredi 15 mars 2017 10h24
 

LONDRES (Reuters) - La rémunération de la nouvelle directrice générale de GlaxoSmithKline, Emma Walmsley, première femme à diriger un grand groupe mondial de la pharmacie, sera inférieure d'un quart à celle de son prédécesseur.

Le salaire de base d'Emma Walmsley, qui prendra ses nouvelles fonctions le 1er avril, s'élèvera à 1,003 million de livres (1,15 million d'euros), soit 10% de moins que celui d'Andrew Witty, lit-on dans le rapport mensuel du groupe britannique.

Les cotisations pour sa retraite seront également sensiblement moins élevées, son bonus réduit, et les opportunités de primes à long terme plus faibles, ce qui représente au total une rémunération globale inférieure de 25% à celle de son prédécesseur.

"Prenant en compte le fait que c'est la première fois qu'Emma occupera le poste de directrice générale, les réductions se sont appliquées sur tous les éléments qui composent sa rémunération globale, en comparaison des dispositions actuelles pour Sir Andrew", explique le rapport.

Les salaires des dirigeants des grands groupes sont aujourd'hui particulièrement scrutés en Grande-Bretagne.

Le laboratoire a dit avoir modifié sa politique salariale pour prendre en compte l'avis de ses actionnaires qu'il a consultés durant plusieurs mois.

Agée de 47 ans et arrivée chez GSK en 2010, Emma Walmsley était jusqu'ici responsable des produits grand public du laboratoire britannique.

Sa nomination intervient à un moment délicat pour le groupe. Quelques jours avant son entrée en fonction, les autorités américaines pourraient homologuer la première copie générique de l'Advair, l'aérosol pour inhalation de GSK qui a rapporté plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel depuis 2001.

(Ben Hirschler, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
La rémunération de la nouvelle directrice générale de GlaxoSmithKline, Emma Walmsley, première femme à diriger un grand groupe mondial de la pharmacie, sera inférieure d'un quart à celle de son prédécesseur. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville