Zodiac: Nouveau warning, les surcoûts sur l'A350 pèsent

mardi 14 mars 2017 20h52
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Zodiac Aerospace, que Safran prévoit de racheter, a annoncé mardi anticiper désormais une baisse d'environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-2017 et non plus une hausse de 10% à 20%, une révision imputée notamment aux surcoûts liés à la montée en cadence de l'A350.

Safran a de son côté confirmé son intérêt pour le groupe, précisant cependant que les nouveaux éléments annoncés aux marchés seraient pris en compte dans leurs discussions.

Zodiac, fournisseur d'Airbus et Boeing , qui pâtit depuis plus de deux ans de retards de livraisons, a en outre confirmé dans un communiqué son objectif de retrouver son niveau de rentabilité historique en 2019-2020 aux environs de 15% ("mid double digit"). Sa marge n'a cessé de se dégrader depuis les 14,5% de l'exercice 2012-13.

Son président, Olivier Zarrouati, s'est toutefois refusé à répondre à la question d'un analyste sur la prévision de marge opérationnelle à deux chiffres en 2017-2018, alors que Zodiac a déjà effectué une série de "profit warnings" à cause de sa crise de production.

Le patron de l'équipementier a souligné que la montée en cadence de l'A350, dont Airbus a augmenté la production à près de 50 en 2016, a conduit Zodiac à tripler sa capacité de production, maintenant l'équipementier sous forte tension.

"Je crois que cet effort a été reconnu et nous permet maintenant d'avoir une relation avec l'avionneur, disons, apaisée", a-t-il à des journalistes.

Fabrice Brégier, le numéro deux d'Airbus, qui a tancé publiquement Zodiac à plusieurs reprises, a prévenu fin février que le groupe ne devait pas se laisser déstabiliser par son projet de rachat par Safran.

"Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais nous ne pensons pas avoir le même type de 'sur-effort' pendant le second semestre", a ajouté Olivier Zarrouati.   Suite...

 
Zodiac Aerospace, que Safran prévoit de racheter, a annoncé mardi anticiper désormais une baisse d'environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-17 et non plus une hausse de 10% à 20%, un changement de pied imputé notamment aux surcoûts liés à la montée en cadence de l'A350. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier