6 mars 2017 / 21:10 / il y a 5 mois

Wall St marque une pause, Trump et Corée inquiètent

La Bourse de New York a fini en légère baisse lundi. L'indice Dow Jones a cédé 0,24%. Le S&P-500, plus large, a perdu 0,33%. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,37%. /Photo prise le 6 mars 2017/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en légère baisse lundi, les investisseurs observant d'un oeil sceptique les dernières turbulences en date entourant l'administration Trump à la Maison blanche, tout en s'inquiétant d'une nouvelle montée des tensions géopolitiques en Asie.

L'indice Dow Jones a cédé 0,24%, soit 51,37 points, à 20.954,34. Le S&P-500, plus large, a perdu 7,81 points, soit 0,33%, à 2.375,31. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 21,58 points (-0,37%) à 5.849,18.

Les trois indices restent cependant non loin de leurs records, le Dow Jones étant sur une série de quatre hausses hebdomadaires de suite et les deux autres sur une série de six.

Cette journée du 6 mars marque le huitième anniversaire du creux 666,79 points touché par le S&P 500 lors de la crise financière de 2007-2009. Par rapport à ce point bas, l'indice de référence des gérants de fonds, qui a atteint un record de 2.400,98 points la semaine dernière, a rebondi de 260%.

Depuis la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine du 8 novembre, la hausse du S&P 500 est de 11%, les investisseurs ayant applaudi les promesses de baisses d'impôts, de dérégulation et de dépenses d'infrastructures du nouvel occupant de la Maison blanche.

Mais le flou entourant ces propositions, la posture isolationniste de Donald Trump et l'incapacité de ce dernier à finaliser la formation de son gouvernement conduisent certains acteurs de marché à croire que l'élan qui pousse le marché actions depuis près de quatre mois est peut-être en train de toucher à sa fin.

Les accusations, sans preuves, lancées au cours du week-end par Donald Trump contre Barack Obama, viennent ébranler encore un peu plus l'optimisme des intervenants, qui redoutent de voir cette affaire retarder la mise en oeuvre du programme économique de la nouvelle administration.

Donald Trump a accusé samedi Barack Obama de l'avoir fait placer sur écoute téléphonique au mois d'octobre durant les dernières semaines de la campagne présidentielle, et a traité son prédécesseur de "pauvre type".

RECUL DE L'ACTION GM APRÈS LA CESSION D'OPEL

"(...) les investisseurs ont déclenché le rallye en cours sur l'hypothèse que cette administration allait agir. Plus il y a de nouvelles suggérant une panique à Washington moins ils peuvent se dire que les mesures promises vont être mises en oeuvre", a estimé Jack Ablin, chargé des investissements chez BMO Private Bank.

Donald Trump a par ailleurs signé une nouvelle version de son décret suspendant temporairement l'entrée sur le territoire des Etats-Unis des ressortissants de six pays musulmans d'Afrique et du Moyen-Orient au lieu de sept précédemment, l'Irak ne figurant plus sur la liste.

L'ambiance du jour a également été plombée par la Corée du Nord, qui a tiré lundi quatre missiles balistiques à partir de sa base de Tongchang-ri, près de la frontière avec la Chine, dont trois sont tombés à environ 300 km des côtes japonaises, ont annoncé la Corée du Sud et le Japon.

Tous ces éléments peuvent mettre sur le devant de la scène la valorisation très élevée de Wall Street. Le S&P 500 se traite à près de 18 fois les bénéfices futurs estimés contre une moyenne à long terme de quelque 15 fois, selon des données Thomson Reuters.

Malgré le recul de Wall Street, le prix des emprunts du Trésor a légèrement baissé tandis que le dollar a pris plus de 0,1% face à un panier de devises internationales. Le billet vert a notamment progressé face à l'euro, qui a pâti de la décision d'Alain Juppé de définitivement renoncer à sa candidature à l'élection présidentielle française.

La bonne tenue du dollar a pesé sur les cours du brut léger américain, qui a également souffert des prévisions de l'Agence internationale de l'énergie suggérant une hausse de la production du pétrole de schiste nord-américain.

Le titre General Motors a finalement reculé de 0,84%, à 37,91 dollars, après avoir atteint en séance un pic de près de deux ans, à 38,55 dollars, suite à l'officialisation par PSA du rachat au constructeur américain de sa filiale Opel/Vauxhall, valorisée en tout à 2,2 milliards d'euros.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below