Standard Life et Aberdeen annoncent leur projet de fusion

lundi 6 mars 2017 11h34
 

par Simon Jessop et Carolyn Cohn

LONDRES (Reuters) - Standard Life et Aberdeen ont dévoilé lundi les modalités de leur projet de fusion de 11 milliards de livres (12,7 milliards d'euros) qui leur permettra d'économiser jusqu'à 200 millions de livres par an, mettant ainsi la pression sur leurs concurrents dans un secteur en cours de consolidation.

Les gérants d'actifs sont confrontés à une augmentation de leurs coûts liée au durcissement de la réglementation financière et à une tendance à la baisse des commissions de gestion, dans un contexte de marges qui rétrécissent et de concurrence des gestionnaires de fonds indiciels.

A 10h25 GMT, l'action Standard Life s'envole de 5,6% à la Bourse de Londres, plus forte hausse du FTSE et de l'EuroFirst 300. Le titre Aberdeen de son côté bondit de 4,5% au même moment. Leurs concurrents Jupiter Fund Management (+1,9%) et Ashmore (+1,5%) profitent du mouvement, les traders anticipant d'autres projets de fusion et acquisition dans le secteur.

"Nous observons une forte logique industrielle dans cette fusion en termes d'économies d'échelle, de capacités et de coûts. Il y aura une dimension politique à la création d'un champion national écossais et le fait que l'essentiel des économies sera généré au nord de la frontière n'y contribuera pas peu", a estimé Ben Cohen, analyste de Canaccord Genuity.

"On peut aussi raisonnablement penser qu'une contre-offre sur une ou les deux parties est envisageable, compte tenu de l'accélération de la consolidation dans le secteur de la gestion d'actifs", a-t-il ajouté dans une note aux clients, réitérant sa recommandation d'"achat" sur Standard Life.

LE PARTAGE DU POUVOIR INQUIÈTE

La nouvelle entité, qui aura son siège social en Ecosse, comptabilisera par ailleurs une charge exceptionnelle de 320 millions de livres qui doit englober les coûts d'intégration.   Suite...

 
Standard Life et Aberdeen ont dévoilé lundi les conditions de leur projet de fusion de 11 milliards de livres (12,7 milliards d'euros), anticipant déjà jusqu'à 200 millions de livres d'économies grâce à lui. /Photo d'archives/REUTERS/Russell Cheyne