Havas augmente son dividende après une croissance 2016 solide

mardi 28 février 2017 19h36
 

PARIS (Reuters) - Havas prévoit de relever son dividende après avoir signé une croissance solide en 2016, le rebond de ses activités en Amérique du Nord en fin d'année ayant compensé la dégradation de ses ventes dans les pays émergents.

Le sixième groupe publicitaire mondial, qui a pour principal actionnaire le milliardaire Vincent Bolloré, a signé l'an dernier un chiffre d'affaires de 2,28 milliards d'euros, en croissance de 3,1% à changes et périmètres constants, alors que des projections d'analystes s'étalaient de 2,4% à 2,9%.

A titre de comparaison, le rival Publicis a affiché une croissance maigrelette de 0,7% en 2016, pénalisé par des pertes de budgets et les contreperformances de ses actifs dans le numérique.

Havas, qui est dirigé par Yannick Bolloré, fils de l'entrepreneur breton, a profité d'un rebond de ses ventes en fin d'année en Amérique du Nord avec une croissance de 7,3% après trois trimestres décevants.

Avec le dynamisme des ventes en Europe, il a permis de compenser les contreperformances dans les régions Asie-Afrique et Amérique latine, en baisses respectives de 8,7% et 12,8% sur le dernier trimestre.

Porté par la hausse des revenus, le résultat opérationnel courant a progressé pour atteindre 329 millions d'euros, donnant une marge en amélioration de 10 points de base à 14,5%.

"Nous sommes très satisfaits du niveau de rentabilité atteint par le groupe, il représente le bon équilibre préservant les intérêts des clients, des collaborateurs et des actionnaires", déclare le PDG Yannick Bolloré, dans un communiqué.

Le groupe prévoit de verser un dividende de 18 centimes d'euro contre 15 centimes l'année précédente.

Havas est l'objet de nombreuses spéculations sur un possible rapprochement avec le groupe de médias Vivendi qui a également pour premier actionnaire Vincent Bolloré.   Suite...

 
Havas prévoit de relever son dividende après avoir signé une croissance solide en 2016, le rebond de ses activités en Amérique du Nord en fin d'année ayant compensé la dégradation de ses ventes dans les pays émergents. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier