VW plafonne la paie de ses dirigeants, bonus compris

vendredi 24 février 2017 19h05
 

WOLFSBURG (Reuters) - Volkswagen a décidé de plafonner les rémunérations de ses dirigeants, tentant de calmer des esprits échauffés par le maintien du versement primes alors que le constructeur subissait des pertes sans précédent à la suite du scandale de manipulation des tests d'émissions polluantes.

La rémunération totale du président du directoire sera plafonnée à 10 millions d'euros et celle des autres dirigeants à 5,5 millions, précisent les nouvelles dispositions adoptées vendredi par le conseil de surveillance.

Les actionnaires et le public en général avaient tiré à boulets rouges sur VW car ses dirigeants n'avaient accepté que contraints et forcés une réduction de leurs bonus d'environ 30%. Ces bonus étaient calculés en partie sur la performance des deux années antérieures.

VW n'a pas donné de comparatif détaillé entre les rémunérations à venir et celles de l'an passé, se contentant de dire que "la rémunération théorique maximale diminuera de 40% au plus".

Le constructeur doit publier les salaires de ses dirigeants de 2016 le 14 mars, en même temps que ses résultats annuels.

L'ex-président du directoire Martin Winterkorn avait perçu 7,3 millions d'euros en 2015, dont les deux tiers en primes, et Volkswagen veut déplacer le curseur vers la partie fixe du

salaire.

Suivant le nouveau système, où le salaire fixe pourra augmenter de 30% au plus, les dirigeants perdront leur prime annuelle si le bénéfice d'exploitation du groupe demeure en deçà de neuf milliards d'euros, alors que le seuil actuel est de cinq milliards, et si le rendement du chiffre d'affaires reste à 4%.

Les primes à long terme seront fonction de l'évolution du cours de l'action, précise VW, à l'appui des recommandations du code de gouvernance des entreprises allemandes.   Suite...

 
Volkswagen a décidé de plafonner les rémunérations de ses dirigeants, tentant de calmer des esprits échauffés par le maintien du versement primes alors que le constructeur subissait des pertes sans précédent à la suite du scandale de manipulation des tests d'émissions polluantes. /Photo d'archives/REUTERS/Wolfgang Rattay