Saudi Aramco choisit JPMorgan et Morgan Stanley, HSBC en lice

mercredi 22 février 2017 16h46
 

par Mike Stone, Tom Arnold et Sumeet Chatterjee

WASHINGTON/HONG KONG (Reuters) - Saudi Aramco a demandé à JPMorgan Chase et à Morgan Stanley de superviser sa future introduction en Bourse et pourrait solliciter une troisième banque qui lui amènerait des investisseurs chinois, a déclaré mercredi une source au fait du dossier.

Les deux banques américaines rejoindraient ainsi leur compatriote spécialisée Moelis & Co pour une IPO qui s'annonce comme la plus importante jamais opérée, d'un montant d'une centaine de milliards de dollars (95 milliards d'euros) pour une part de seulement 5% du capital de Saudi Aramco.

HSBC apparaît comme la mieux placée des cinq banques susceptibles d'ouvrir un accès aux investisseurs chinois, a ajouté la source, précisant que les quatre autres établissements sont chinois.

Selon deux autres sources, Industrial and Commercial Bank of China International Holdings, filiale à 100% d'Industrial and Commercial Bank of China, et China International Capital Corporation (CICC) sont également sur les rangs.

Pour les établissements chinois, l'IPO de Saudi Aramco est l'occasion de faire la preuve de leurs capacités à gérer une opération aussi lourde, fait valoir Benjamin Quinhan, directeur général du consultant Quinlan & Associates.

"Le gouvernement (chinois) a également un intérêt stratégique à une implication chinoise dans l'IPO au vu du rôle qu'y joue Saudi Aramco dans le secteur des ressources; on peut donc dire qu'il y a aussi un aspect politique," ajoute-t-il.

Ces grandes manoeuvres du secteur bancaire chinois pour l'IPO de Saudi Aramco interviennent alors que le roi Salman doit se rendre en Asie la semaine prochaine.

La liste des banques retenues pourrait encore être amendée, a observé la première source.   Suite...

 
Saudi Aramco a demandé à JPMorgan Chase et à Morgan Stanley de superviser sa future introduction en Bourse et pourrait solliciter une troisième banque qui lui amènerait des investisseurs chinois. /Photo d'archives/REUTERS/Hamad I Mohammed