Des signes de faiblesse malgré la révision en hausse du PIB britannique

mercredi 22 février 2017 12h10
 

par Andy Bruce et William Schomberg

LONDRES (Reuters) - La croissance de l'économie britannique s'est accélérée fin 2016 mais celle de l'ensemble de l'année est inférieure à l'estimation initiale et le détail des chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés mercredi montre des signes de faiblesse, liés à la perspective du Brexit et susceptibles de peser sur la tendance des mois à venir.

La livre sterling, initialement orientée à la hausse après ces chiffres, a ensuite cédé du terrain et elle abandonnait 0,17% face au dollar à 10h55 GMT, à 1,2454.

Le PIB britannique a augmenté de 0,7% au quatrième trimestre par rapport au troisième, alors que l'estimation initiale publiée fin janvier le donnait en hausse de 0,6% seulement. Il s'agit de la croissance la plus élevée enregistrée depuis le quatrième trimestre 2015, précisé l'ONS, l'institut national de la statistique.

Mais si les chiffres d'octobre-décembre ont profité d'un rebond du commerce extérieur, l'investissement des entreprises s'est orienté à la baisse et les dépenses de consommation des ménages ont ralenti, ce qui augure mal de 2017.

L'ONS a en outre abaissé son estimation de la croissance de l'ensemble de 2016 à 1,8% contre 2,0%, pour prendre en compte une reconstitution moins marquée des stocks des entreprises, qui l'a conduite à réviser les statistiques du premier trimestre.

La Grande-Bretagne perd ainsi le titre d'économie avancée la plus dynamique au monde l'an dernier, au profit de l'Allemagne, qui affiche une croissance de 1,9%.

Pour Angus Armstrong, directeur de la macroéconomie au National Institute of Economic and Social Research, la consommation des ménages, qui a longtemps été le principal moteur de l'économie britannique, montre des signes d'essoufflement.

"L'économie du Royaume-Uni a besoin d'un nouveau moteur si elle veut éviter un ralentissement marqué en 2017", dit-il.   Suite...

 
L'économie britannique a conservé une dynamique solide au quatrième trimestre, continuant ainsi de défier les pronostics sur les conséquences du vote pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. /Photo prise le 17 février 2017/REUTERS/Toby Melville