AccorHotels fait mieux qu'attendu en 2016 malgré la France

mercredi 22 février 2017 15h06
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - AccorHotels a publié des résultats annuels record et meilleurs qu'attendu, malgré une forte baisse en France pour cause de chute du tourisme, et s'est montré prudent pour 2017 face à un environnement économique et géopolitique incertain.

Le groupe aux enseignes Ibis, Mercure, Sofitel, Fairmont ou Raffles et qui va faire entrer Nicolas Sarkozy à son conseil, a vu sa croissance organique ralentir à 2,2% (contre 2,9% en 2015), après une année difficile en France mais aussi au Brésil où il a pâti des effets de la crise économique.

Il est cependant parvenu à dégager un résultat opérationnel en hausse de 3,8% en comparable à 696 millions d'euros - dépassant le consensus (de 676 millions) comme la fourchette qu'il avait anticipée en octobre 2016.

En dépit de résultats jugés "solides et rassurants" par les analystes de Kepler Cheuvreux, le titre AccorHotels cède -2,87% à 37,51 euros vers 15h00, accusant ainsi la plus forte baisse du CAC 40 (-0,21%).

"Le titre est bien valorisé et il aurait fallu des signaux plus forts d'amélioration attendue en France pour qu'il monte davantage", souligne un analyste sous couvert d'anonymat.

Par ailleurs, l'arrivée de Nicolas Sarkozy, défenseur des fleurons français et proche du Qatar (2e actionnaire d'AccorHotel) pourrait selon lui faire barrage aux ambitions de Jin Jiang et limiter par là-même les spéculations sur une prise de contrôle par le groupe chinois.

Le PDG du groupe Sébastien Bazin, a quant à lui déclaré à la presse, en réponse à une question, que Jin Jiang son premier actionnaire et principal concurrent en France, n'avait à ce jour pas exprimé de souhait en matière de siège ou de participation.   Suite...

 
AccorHotels a publié mercredi des résultats annuels en hausse et supérieurs aux attentes, portés par la consolidation du groupe FRHI après une année difficile en France, son premier marché plombé par la chute du tourisme. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes