Le bénéfice 2016 d'HSBC en baisse de 62%, l'action chute

mardi 21 février 2017 11h15
 

par Sumeet Chatterjee et Lawrence White

HONG KONG/LONDRES (Reuters) - HSBC Holdings, la première banque européenne par les actifs, a annoncé mardi un bénéfice imposable en baisse de 62% au titre de 2016, sous le coup de charges de dépréciation inattendues, et a dit craindre un ralentissement de la croissance de son produit net bancaire.

HSBC a fait état d'une baisse de 20% de ses revenus sur un an, soulignant ses difficultés dans un environnement de taux bas et de ralentissement de la croissance sur deux marchés essentiels, la Grande-Bretagne et la Chine.

L'action cède 6,4% en Bourse de Londres vers 09h30 GMT, la plus forte baisse de l'Eurofirst 300, qui prend au même moment 0,35%.

Depuis sa clôture du 24 juin, au lendemain du vote britannique sur le Brexit, le titre coté à Londres avait pris 58%, contre 28% pour l'indice européen du secteur bancaire, grâce notamment à l'appréciation du dollar et au renforcement des fonds propres de la banque. Il a clôturé lundi à un plus haut de trois ans et demi.

L'action cotée à Hong Kong a perdu 5%, sa plus forte chute sur une séance depuis le 24 juin.

Le bénéfice avant impôts de HSBC a reculé à 7,1 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros) en 2016 contre 18,87 milliards l'année précédente. Les analystes prévoyaient en moyenne 14,4 milliards, selon les données de Thomson Reuters data.

La perte au quatrième trimestre s'établit à 3,4 milliards de dollars contre un consensus prédisant un bénéfice.

Ces résultats tiennent compte d'une charge de dépréciation de 3,2 milliards de dollars liée à l'activité de banque privée en Europe et à la cession d'activités au Brésil, a précisé la banque.   Suite...

 
HSBC Holdings, la première banque européenne par les actifs, a annoncé mardi un bénéfice imposable en baisse de 62% au titre de 2016, sous le coup de charges de dépréciation inattendues, et a dit craindre un ralentissement de la croissance de son produit net bancaire. /Photo prise le 6 février 2017/REUTERS/Jacky Naegelen