Steinhoff et Shoprite renoncent à leur fusion

lundi 20 février 2017 17h09
 

JOHANNESBURG (Reuters) - Le groupe sud-africain d'ameublement Steinhoff et son compatriote Shoprite, spécialisé dans la distribution alimentaire, ont annoncé lundi avoir mis un terme à leurs discussions en vue d'une fusion à la suite de l'opposition de certains de leurs actionnaires.

Il s'agit d'un revers pour le magnat sud-africain Christo Wiese, qui est actionnaire des deux groupes et souhaitait regrouper ses actifs au sein d'une même entité.

Wiese, qui possède 16% de Shoprite et 23% de Steinhoff, était à l'origine de ce projet de mariage évalué à 180 milliards de rands (12,91 milliards d'euros) visant à créer un géant de la distribution africaine.

L'homme d'affaires, qui possède en outre le discounter britannique Poundland et le spécialiste américain de la literie Mattress Firm, a fait savoir à Reuters qu'il entendait conserver ses participations dans Steinhoff et Shoprite.

Le projet de fusion entre les deux groupes avait suscité l'inquiétude des actionnaires minoritaires qui y voyaient une mauvaise affaire.

"Le fait que les deux parties ne puissent parvenir à un accord (...) a pour conséquence de mettre un terme aux négociations", disent les deux groupes dans un communiqué commun.

Les titres Steinhoff et Shoprite ont pris respectivement 4,96% et 8,64% lundi à la Bourse de Johannesburg.

"De nombreux petits actionnaires de Steinhoff ont le sourire aujourd'hui car leurs positions restent les mêmes, ce qui est positif pour eux", commente Paul Chakaduka (Global Trader). "Quant à Shoprite, ce projet d'acquisition a beaucoup pesé pendant longtemps et je pense que (cette décision) lève les incertitudes."

Un accord aurait permis à Steinhoff, surnommé l'Ikea africain, de devenir un actionnaire majeur de Shoprite, valorisé à 110 milliards de rands (7,87 milliards d'euros) et présent notamment en Afrique du Sud, au Nigeria et en Angola.   Suite...

 
Le groupe sud-africain d'ameublement Steinhoff et son compatriote Shoprite, spécialisé dans la distribution alimentaire, ont mis un terme à leurs discussions en vue d'une fusion à la suite de l'opposition de certains de leurs actionnaires. /Photo d'archives/REUTERS/Siphiwe Sibeko