20 février 2017 / 09:37 / il y a 6 mois

Le maintien de l'emploi chez Opel pas garanti

PSA Peugeot Citroën et General Motors n'ont pris aucun engagement contraignant en matière de maintien des emplois et des usines d'Opel en Allemagne, a déclaré lundi le vice-ministre allemand de l'Economie, Matthias Machnig. /Photo prise le 15 février 2017/Ralph Orlowski

FRANCFORT (Reuters) - PSA Peugeot Citroën et General Motors n'ont pris aucun engagement contraignant en matière de maintien des emplois et des usines d'Opel en Allemagne, a déclaré lundi le vice-ministre allemand de l'Economie, Matthias Machnig.

Les premières discussions entre le gouvernement allemand et les dirigeants des groupes automobiles français et américain ont permis d'obtenir des signaux encourageants en ce qui concerne les effectifs d'Opel en Allemagne mais ces garanties ne se sont pas traduites en accords contraignants, a dit Matthias Machnig.

"C'est pourquoi toute spéculation est prématurée pour l'instant", a-t-il déclaré à l'antenne de la chaîne de télévision ARD.

Une association avec PSA pourrait annoncer un meilleur avenir pour Opel, a jugé Matthias Machnig lundi.

La perspective d'une cession d'Opel à PSA par General Motors fait craindre des suppressions d'emplois et des fermetures de sites en Allemagne. Le journal allemand Bild am Sonntag a rapporté dimanche que PSA avait promis au gouvernement allemand de conserver les quatre sites de production d'Opel en Allemagne.

Un porte-parole du gouvernement allemand s'est abstenu de tout commentaire à ce sujet mais a déclaré que la chancelière Angela Merkel était tenue constamment informée de l'évolution des discussions entre le gouvernement et les patrons de PSA et de GM.

Il a ajouté que Berlin était également en contact avec le gouvernement britannique et que les deux pays ne permettraient pas qu'on les joue l'un contre l'autre.

Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, doit rencontrer la Première ministre britannique, Theresa May, le gouvernement britannique s'inquiétant lui aussi de l'impact potentiel de l'opération envisagée sur les usines britanniques du groupe.

Le porte-parole de cette dernière a dit lundi que Theresa May aurait une conversation privée avec Carlos Tavares et qu'elle était déterminée à protéger l'industrie automobile britannique.

"Ce sera une conversation privée. Une réunion a été demandée et nous ferons en sorte qu'elle ait lieu mais je ne dirai rien de sa teneur", a dit le porte-parole à la presse, ajoutant que la date de cette réunion dépendait de la "compatibilité des emplois du temps".

"Mais nous sommes clairement déterminés à ce que l'importante industrie automobile britannique continue de prospérer."

Len McCluskey, le secrétaire général d'Unite, premier syndicat de Grande-Bretagne, rencontrera probablement Carlos Tavares vendredi à Londres pour discuter de la question, a dit une source syndicale à Reuters lundi.

Enfin, une source a déclaré lundi à Reuters que le déficit des retraites de Vauxhall, la filiale britannique de GM, représente un milliard de livres (1,17 milliard d'euros) au plus.

L'augmentation de la charge des retraites préoccupe bon nombre de multinationales et elle pourrait peser dans la décision de PSA d'effectuer d'éventuelles coupes dans les dépenses en cas d'accord avec GM.

Edward Taylor, Michael Nienaber, Joseph Nasr à Francfort, Costas Pitas et Elizabeth Piper à Londres,; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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