Nestlé revoit en baisse ses ambitions de croissance

jeudi 16 février 2017 11h01
 

par Silke Koltrowitz

VEVEY, Suisse (Reuters) - Le nouveau patron de Nestlé a jugé jeudi que l'objectif de croissance organique longtemps suivi par le groupe alimentaire suisse n'était plus d'actualité et s'est montré plus prudent en raison d'un environnement très incertain, après la publication de résultats annuels décevants.

Le groupe suisse vise une croissance organique de 2% à 4% cette année, inférieure aux attentes des analystes et à l'ancien "modèle Nestlé" d'une croissance organique de 5% à 6%.

Le groupe de Vevey, leader mondial de l'alimentaire pré-emballé, a substitué à ce modèle, dont l'objectif a été raté quatre années de suite, un nouvel objectif à moyen terme un peu plus vague reposant sur "une croissance organique moyenne à un chiffre et des économies significatives des coûts structurels d'ici 2020".

"Cela reflète l'incertitude macroéconomique (...) l'environnement est instable et reste quelque peu déflationniste (...) Nous pensons que c'est sage et prudent", a déclaré à la presse le directeur général, Ulf Mark Schneider, en poste depuis le 1er janvier.

Il anticipe une amélioration des conditions de prix cette année, tout en admettant qu'il était difficile d'anticiper le moment où elle se manifesterait, et compte jouer sur les réductions de coûts et sur la gestion de la gamme de produits pour arriver à ses fins.

L'action Nestlé perdait 2,05% à 71,65 francs suisses peu avant 10h00 GMT.

Nestlé n'est pas le premier grand acteur du secteur à annoncer des résultats en demi-teinte et la cause en est toujours la même: des marchés émergents, jadis relais de croissance, qui ne sont plus aussi dynamiques.

Dans le cas du groupe suisse, la croissance des marchés émergents a ralenti à 5,3% contre 7,0% un an auparavant.   Suite...

 
Le nouveau patron de Nestlé a jugé jeudi que l'objectif de croissance organique longtemps suivi par le groupe alimentaire suisse n'était plus d'actualité et s'est montré plus prudent en raison d'un environnement très incertain, après la publication de résultats annuels décevants. /Photo prise le 2 décembre 2016/REUTERS/Denis Balibouse