Les patrons de GM et PSA face aux inquiétudes sur Opel

mercredi 15 février 2017 19h27
 

FRANCFORT/PARIS (Reuters) - Les principaux dirigeants de PSA et de General Motors étaient attendus en Allemagne mercredi pour tenter d'apaiser les inquiétudes des autorités et des syndicats locaux sur les conséquences d'un éventuel rachat par le constructeur automobile français d'Opel, la branche européenne déficitaire de son homologue américain.

La directrice générale de GM, Mary Barra, et le président du groupe, Dan Ammann, se sont rendus au siège d'Opel à Rüsselsheim, près de Francfort, a annoncé la marque allemande.

De son côté, Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, doit rencontrer des représentants du gouvernement allemand, y compris peut-être la chancelière Angela Merkel.

L'annonce mardi par GM et PSA de discussions susceptibles d'aboutir à la vente d'Opel au constructeur français a choqué en Allemagne, aucun des deux groupes n'ayant consulté Berlin ni informé les représentants des salariés.

Une bonne moitié des effectifs d'Opel, soit un peu plus de 19.000 personnes, travaillent en Allemagne. Le groupe possède aussi des sites en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en Espagne et en Grande-Bretagne, où il commercialise sa production sous la marque Vauxhall.

La ministre allemande du Travail, Andrea Nahles, a déclaré mercredi que des discussions avaient lieu "à tous les niveaux" avec Opel, GM et PSA, avec pour objectif de garantir le maintien de l'activité des trois usines allemandes d'Opel en cas de cession.

"Le gouvernement a tout intérêt à assurer un avenir favorable à l'entreprise et à ses sites. Bien sûr, cela relève de décisions au niveau des entreprises et je n'ai pas de jugement à porter à ce sujet", a déclaré par la suite Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement Merkel.

"Néanmoins, au vu de l'enjeu et de l'importance en termes d'emploi pour plusieurs sites allemands, il est clair que le gouvernement accompagnera ce processus", a-t-il dit lors du compte-rendu du conseil des ministres.

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Les principaux dirigeants de PSA et de General Motors étaient attendus en Allemagne mercredi pour tenter d'apaiser les inquiétudes des autorités et des syndicats locaux sur les conséquences d'un éventuel rachat par le constructeur automobile français d'Opel, la branche européenne déficitaire de son homologue américain. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender