Les embauches de traders en panne malgré le boom des marchés

mercredi 15 février 2017 13h29
 

par Jamie McGeever et Anjuli Davies

LONDRES (Reuters) - Un calendrier politique chargé en Europe après l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et le vote britannique en faveur du Brexit ont ranimé l'activité sur les marchés financiers mais les grandes banques d'investissement restent très frileuses sur l'embauche de traders.

HSBC, la plus grande banque européenne, a commencé le mois dernier à supprimer une centaine de postes de banquiers d'affaires dans le monde, selon des sources au fait du dossier.

Deutsche Bank va supprimer près d'un cinquième de ses effectifs dans le trading actions et réduire les salaires et les bonus dans le cadre de son plan de réduction de coûts.

Même les géants de Wall Street se montrent prudents, ne sachant trop si le boom actuel va durer et préférant accroître les bonus des équipes en place plutôt que d'augmenter les effectifs.

"Il n'y a aucune frénésie d'embauche. Le secteur bancaire est sceptique au mieux la plupart du temps, et tout cela ne pourrait être qu'une bulle", a dit Jason Kennedy, dirigeant du cabinet de recrutement éponyme à Londres.

"Les directions ne savent pas si ce boom est sérieux ou non. S'il s'agit d'une bulle ou pas. La dernière chose qu'elles sont prêtes à faire c'est de passer à la vitesse supérieure pour s'apercevoir qu'il n'y a rien derrière."

Les cinq plus grandes banques d'investissement américaines ont dégagé 10,5 milliards d'euros de revenus dans leurs activités de trading sur les taux, le change et les matières premières au quatrième trimestre après 14,1 milliards sur les trois mois précédents.

Au total, sur le second semestre de l'année dernière leurs revenus dans ces activités sont ressortis en hausse de 37% par rapport à la même période de 2015.   Suite...

 
Les grandes banques d'investissement restent très frileuses sur l'embauche de traders malgré le retour à l'activité des marchés financiers. HSBC, la plus grande banque européenne, a commencé le mois dernier à supprimer une centaine de postes de banquiers d'affaires dans le monde. /Photo prise le 6 février 2017/REUTERS/Jacky Naegelen