Les USA auront du mal à réaliser 4% de croissance, selon une enquête

mardi 14 février 2017 17h36
 

par Anu Bararia

(Reuters) - Les promesses de déréglementation et de relance budgétaire de Donald Trump devraient donner un léger coup de pouce à l'économie américaine cette année, montre une enquête de Reuters publiée mardi, mais les économistes pensent que la probabilité que la croissance atteigne les 4% visés par le nouveau président est faible.

Trump s'est engagé à procéder à d'importantes baisses d'impôts pour les particuliers et pour les entreprises, tout en promettant des dépenses budgétaires massives et un allègement de la réglementation, afin de relancer la croissance aux Etats-Unis.

Malgré l'exubérance des marchés qui a immédiatement suivi l'élection de Trump, les 58 économistes qui ont accepté de répondre à une question supplémentaire jugent que les chances d'atteindre une croissance de 4% sont faibles.

"Les marchés sont allés trop vite", note Ethan Harris, économiste en chef chez Bank of America Merrill Lynch. "Ils n'ont pas entièrement intégré l'importance de la période d'incertitude que nous sommes en passe de traverser ni le risque que certaines mesures soient très négatives pour la croissance."

Seuls deux des économistes interrogés s'attendent à une croissance supérieure à 4%, et pas avant le deuxième semestre.

DEUX GRANDS RISQUES: DOLLAR ET PROTECTIONNISME

Les économistes prévoient en moyenne une croissance annualisée de 2,1% à 2,5% pour chaque trimestre de 2017, une fourchette inchangée par rapport à celle de l'enquête de janvier et proche des autres enquêtes menées depuis l'élection du 8 novembre. Depuis lors, l'indice S&P 500 a gagné environ 10%.   Suite...

 
Au port de Los Angeles. Les promesses de déréglementation et de relance budgétaire de Donald Trump devraient donner un léger coup de pouce à l'économie américaine cette année, montre une enquête de Reuters publiée mardi, mais les économistes pensent que la probabilité que la croissance atteigne les 4% visés par le nouveau président est faible. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Riha