GM et PSA discutent d'Opel, suscitent la grogne en Allemagne

mardi 14 février 2017 16h57
 

par Pamela Barbaglia, Edward Taylor et Gilles Guillaume

LONDRES/FRANCFORT/PARIS (Reuters) - PSA et General Motors ont confirmé mardi explorer des initiatives stratégiques, y compris une éventuelle cession de la filiale européenne Opel du groupe américain au constructeur automobile français, ce qui a suscité incompréhension et étonnement en Allemagne, tandis que Bercy met en avant la question de l'emploi en France.

Reuters avait auparavant appris de deux sources proches du dossier que PSA et GM étaient en discussions avancées sur une fusion entre PSA et Opel, une nouvelle qui avait fait bondir le titre PSA de plus de 5% à la Bourse de Paris.

"GM et PSA examinent régulièrement les opportunités d'extension (de leur alliance) et de coopération", a déclaré le porte-parole de PSA. "PSA confirme qu'avec GM, il explore de nombreuses initiatives stratégiques visant à améliorer sa rentabilité et son efficacité opérationnelle, y compris une acquisition potentielle d'Opel."

PSA et Opel ont actuellement trois projets communs de véhicules, le nouveau Zafira produit en France chez PSA, le successeur du C3 Picasso qui sera fabriqué en Espagne chez Opel et un petit utilitaire.

Ces partenariats industriels, ainsi qu'une coentreprise dans les achats de pièces en Europe, sont hérités de la grande alliance stratégique nouée début 2012 entre General Motors et PSA, mais dont les ambitions ont ensuite été considérablement revues à la baisse. Le groupe américain a finalement cédé fin 2013 les 7% qu'il avait pris au capital de PSA alors en graves difficultés financières.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès d'Opel ou de deux actionnaires de PSA, la famille Peugeot et le groupe chinois Dongfeng Motor.

L'ALLEMAGNE TENUE À L'ÉCART   Suite...

 
PSA étudie actuellement avec General Motors une acquisition potentielle d'Opel, la filiale européenne du constructeur automobile américain. /Photo prise le 14 février 2017/REUTERS/Vincent Kessler