TUI lorgne de nouveaux marchés pour remplir ses hôtels

mardi 14 février 2017 11h07
 

BERLIN (Reuters) - TUI a déclaré mardi vouloir élargir son offre de séjours de vacances à de nouveaux clients, notamment chinois, indiens, espagnols et italiens, le premier voyagiste européen cherchant à accroître le taux d'occupation de ses hôtels.

Le titre prend plus de 4% à 1.206 pence vers 9h40 GMT à la Bourse de Londres, sa plus forte hausse depuis un an et la meilleure performance du FTSE-100 qui est stable au même moment.

Le voyagiste s'est réorganisé pour se transformer en compagnie intégrée avec des hôtels et des croisières, cédant des actifs qui ne constituent pas son coeur de métier.

Le groupe a ainsi annoncé lundi la vente de son voyagiste spécialisé Travelopia au fonds de capital investissement KKR,

Le directeur général Fritz Joussen a expliqué à la presse que si TUI proposait des séjours de vacances en Europe du Sud, son offre ne séduisait pas les habitants de ces pays, ce qu'il voulait changer.

"C'est également vrai pour la Chine, l'Asie du Sud-Est (...) Nous nous intéressons à ces pays dont les classes moyennes augmentent et qui présentent des possibilités de synergies élevées", a-t-il dit, annonçant un plan visant un million de clients et un milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Joussen a indiqué que TUI contrôlerait les coûts d'investissement en se concentrant sur des canaux de ventes numériques et en s'assurant que les clients seraient dirigés vers ses propres hôtels, notamment dans les Caraïbes et en Thaïlande. Cela aidera à minimiser les risques s'il s'avère impossible de développer une activité sur ces nouveaux marchés.

"Beaucoup sont entrés en Chine et sont revenus groggy. Cela ne doit pas nous arriver", a-t-il ajouté.

TUI a publié une perte de 66,7 millions d'euros pour le premier trimestre de son exercice décalé, en hausse de 17% par rapport à la même période de l'exercice précédent.   Suite...

 
TUI a déclaré mardi vouloir élargir son offre de séjours de vacances à de nouveaux clients, notamment chinois, indiens, espagnols et italiens, le premier voyagiste européen cherchant à accroître le taux d'occupation de ses hôtels. /Photo prise le 27 décembre 2016/REUTERS/Leonhard Foeger